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Flames to dust, lovers to friends
Why do all good things 
come to an end
Flames to dust, lovers to friends
Why do all good things 
come to an end
come to an end come to an
Why do all good things 
come to end?
come to an end come to an
Why do all good things 
come to an end?

Nelly Furtado - All good things

nellyFurtado.jpg










Feel the rain on your skin
No one else can feel it for you
Only you can let it in
No one else, no one else
Can speak the words on your lips
Drench yourself in words unspoken
Live your life with arms wide open
Today is where your book begins
The rest is still unwritten


Natasha Bedingfield - Unwritten

Jeudi 3 janvier 2008 4 03 /01 /Jan /2008 01:16

Encore une fois, comme tous les jours, le réveil hurle la mort : il est l’heure de se réveiller. Pffff, je commence à sentir les effets de la fatigue de plus en plus sérieusement : je me couche tous les soirs assez tard et je me lève en même temps que Sandro lorsqu’il part travailler. Ce cher italien n’a pas besoin de beaucoup d’heures de sommeil : 5-6h et tout va bien pour lui ! Pour ma part, entre le voyage à New York, le réveillon et cette semaine épuisante, je sens que je ne durerai pas longtemps. Mais bon, ça n’est qu’une question de temps : en effet, du temps, j’en aurai beaucoup une fois en France pour dormir. Allez, tiens bon encore 2 jours ! Oh putain ! Plus que 2 jours !

Je rentre chez moi et continue à faire mon paquetage : soit c’est très long, soit c’est moi qui traîne les pieds car cela prend plus de temps que prévu ! Sauf qu’aujourd’hui, je vais enfin arriver à une bonne combinaison : j’ai enfin réussi à fermer mes valises et à mettre de côté ce que je veux laisser ici. Par contre, je ne préfère pas penser au problème suivant : ok, la valise ferme mais combien pèse-t-elle ? A tous les coups, je suis en surpoids ! Bah tant pis : de toute façon, je ne le saurai pas avant de peser mes valises à l’aéroport.

La mission de cette après-midi ? Il faut que je m’occupe de mes impôts ! En effet, au Canada, il est très fréquent de récupérer de l’argent lors de sa déclaration. Les salariés sont souvent prélevés à la source sans qu’on n’analyse leur situation. Pour ma part, on m’a dit que je pourrais probablement récupérer plusieurs centaines de dollars en raison de mon salaire et des loyers payés tous les mois. Concernant le travail, il me faudra attendre un formulaire délivré par le call-centre en Février. Quant au loyer, il me faut un papier prouvant que j’ai effectivement payé un certain montant pendant plusieurs mois sur Toronto. Tout est réglé avec Chandra (qui est plus ou moins mon proprio/colocataire… c’est un peu compliqué à expliquer) car elle m’a signé mon papier. Par contre, rien n’est fait avec ma précédente colocation… et l’agence H&R (entreprise qui se charge de tout ce qui touche aux impôts et à la comptabilité) la plus proche de chez moi m’a clairement expliqué que les quittances de loyer que Josh et Roxanne m’ont remises chaque mois ne sont pas acceptées par le gouvernement canadien.
ARGGHHHHHHHHHH !!!!!! Malédiction !!!!

Il ne me reste plus qu’une seule solution : je dois reprendre contact avec eux pour leur faire signer le même papier qu’avec Chandra. Un papier qui stipule que j’ai effectivement vécu dans leurs biens. Rien que de penser à reprendre contact avec eux me donne envie de gerber. Je les avais facilement oubliés : autant Josh était sympa, autant Roxane est une manipulatrice sans scrupules et cupide, prête à vendre sa mère pour quelques dollars. Et quels hypocrites ! Ma seule solution ? Jouer au même jeu : et c’est sous la couverture de paroles douces et mielleuses que j’ai écrit un email à Roxane, un peu avant Noël. Impossible de se caler un RDV jusqu’ici (euh avec mon voyage aux USA, c’est un peu de ma faute…) et de toute évidence, je pense que c’est aujourd’hui ou jamais !

Je vais alors devoir leur rendre une petite visite cette après-midi. Allez, zou, c’est parti pour East York. Avant cela, j’aimerais aller voir un lieu particulier pour la dernière fois. A coup de métro et de bus, il ne me reste que quelques centaines de mètres à parcourir. Et me voici arrivé : me voici sur les plages de Toronto, les Beaches. Un lieu vraiment spécial pour moi. D’une part, parce que c’est beau et isolé du DownTown, et d’autre part, parce qu’il est rattaché à plein de bons souvenirs : entre la balade de nuit avec Carlo et ses colocs, les feux d’artifice du jour national, la visite de Raul sur Toronto, la venue de Matthieu, Marjorie, Ben, Claire et Pascal. Sans compter les détours avant de rentrer chez moi le soir : bref, vous l’aurez compris : je suis venu ici une multitude de fois, sous tous les temps et toutes les saisons.
Toutes les saisons sauf l’hiver… enfin, jusqu’à présent ! La dernière fois date de l’automne dernier et le paysage a bien changé depuis ! Tout est complètement blanc : la neige a remplacé le sable et je suis quasiment le seul à des mètres à la ronde. Je m’approche de l’eau mais cela n’est pas facile : mes pas s’enfoncent de plus en plus dans l’épaisse couche de neige. De plus, impossible de voir clairement la délimitation entre la plage et l’eau : tout est blanc ou glacé. Je vais d’ailleurs me démerder pour glisser et perdre le contrôle sur la plaque de verglas et mettre un pied dans la neige… qui va s’enfoncer jusqu’à atteindre l’eau. OK, je crois que j’y suis arrivé ! N’avançons plus.

Il fait très froid ici et le vent me fouette le visage… enfin, ce qu’il en reste, caché derrière mon écharpe et ma capuche ! Et je reste là, debout, immobile, fixant l’horizon, sans penser à rien. Je me sens subitement apaisé : sur le moment, peu importe le départ proche ou les moments difficiles à venir, seul compte tout ce que j’ai vécu ici : et tout me revient en tête aussi clair que du cristal. Je ferme les yeux et je suis subitement en été, en T-Shirt et j’entends les gamins jouer sur la plage ou au loin, les matchs de volley. Puis, soudain, il fait nuit et les feux d’artifices éclatent : Denise et Julien ainsi que d’autres sont à côté de moi. L’instant suivant, Raul me parle des mouettes volant en rase motte et prend des photos des bateaux qui naviguent à quelques kilomètres de distance. Une respiration plus tard et je me revois prendre une photo pour Ben et Marjorie à cette endroit là, ici même.

Je réouvre les yeux et retrouve le vent et le froid : je tourne la tête vers l’Ouest et vois alors l’un des plus beaux couchers de soleil de l’année ! Derrière les lointains buildings plonge le soleil entouré un halo de lumière très orangé… le tout avec la neige pour décoration ! C’est magnifique ! Mon appareil photo est d’accord avec moi. Si le soleil se couche maintenant, cela va dire que la nuit va bientôt tomber. Je regarde une dernière fois le lac Ontario et pars triste mais apaisé.

Je dois maintenant reprendre un bus puis un streetcar pour aller chez Josh et Roxane. Arrivé vers chez eux, je leur passe un coup de fil : « Hé Josh ? Tu te souviens, dans ton email d’hier, tu m’avais proposé de passer quand je voulais ? Ça tient toujours là ? » (petite phrase de politesse uniquement car finalement, je ne lui laisserai pas le choix). Il me répond « Euhhhh, ben disons qu’euhhhh, en fait, on est assez occupé et le temps que tu arrives… disons qu’euh… ça risque d’être difficile parce que… ». OK OK, je ne suis même pas surpris ! Je lui réponds que je suis à 2 min de chez lui et que je suis prêt à signer ces papiers maintenant et il n’entendra plus parler de moi par la suite. Il accepte et 2 min plus tard, me voici à l’intérieur avec les papiers en main. Roxane n’est pas là et c’est le meilleur qui pouvait m’arriver ! Je n’ai pas du tout envie de la revoir. Josh signe mon papier avec plaisir (il faut reconnaître qu’il est de nature assez sympa… tout le contraire de sa copine) et je partirai rapidement. Nous ne nous sommes même pas souhaité la bonne année (ce qui aurait été le comble de l’hypocrisie). Je quitte la maison le cœur soulagé : ouf ! Une bonne chose de faite !

Je retourne ensuite chez Sandro pour me préparer pour la soirée. Cette fois-ci, pas de plan télé mais au contraire, une petite sortie à la patinoire ! Sandro a déjà autre chose de prévu donc il ne nous rejoindra pas. Je vais donc retrouver mes amis à l’Eaton Centre pour le point de RDV et je serai soulagé de constater qu’ils sont là (contrairement à certains qui posent des lapins… oui je sais, je n’ai pas complètement digéré l’épisode de la veille). Je rencontre Laurie, Fabienne, Julien, Cyril et même David (le coréen) et Ryan. Thibaud devrait arriver mais… ne viendra finalement pas… Quant à Denise, elle est vraiment désolée de ne pas pouvoir venir. Elle se sent coupable car elle sait que je ne serai bientôt plus là mais je la rassure : tant qu’elle peut se libérer pour demain soir… ma dernière soirée.

Nous quittons le centre commercial pour nous diriger vers l’Hôtel de Ville. Là, se trouve une grande patinoire extérieure. Je suis souvent passé devant en me disant « Un jour, avant de partir, il faudra que tu essayes ! ». Ah ben je crois que c’est le moment ou jamais !!!!! J’ai bien entendu patiné de nombreuses fois en France mais c’est bien la première fois que cela se passe à l’extérieur. Ah oui, il fait tellement froid ici qu’investir dans une patinoire extérieure est vite rentabilisé !

Nous allons passer un très bon moment tous ensemble : la patinoire n’est pas trop surpeuplée et je serai le premier à faire une chute héhéhé. Et je ne peux m’empêcher de rire à la vue de Laurie avec ces gants crocodiles ! :D Ces gants sont vraiment magiques ! Ils ont le pouvoir de faire rire les gens à eux seuls ! Ils sont tellement mignons ! :D

Après une petite heure de patinage, on décrète qu’on en a marre et qu’on veut aller manger ! Mais où aller ici, pas trop loin et pas trop cher ? Il sera vite voté le « Richtree ». Ça me permet de plaisanter avec David (on va dire que nos coups de gueule du jour de l’an sont passés) de la fois où il a vomi devant tout le monde dans ce resto ! Espérons que les serveurs ne le reconnaîtront pas héhéhé.

Nous allons passer une très bonne soirée à se faire péter le bide ! On oublie même mon départ très proche : car depuis ces derniers temps, j’ai bien senti qu’il affectait les gens autour de moi. Comme on dit, la roue tourne et après avoir vu tant de monde quitter Toronto, me voici de l’autre côté des spectateurs. Et je sens que les gens sont tristes… ce qui me réconforte un peu je dois dire (je me sens moins seul). Mais ce soir, aucune allusion à cela et les plaisanteries iront bon train. L’ambiance est détendue et c’est le principal.

Puis vient l’heure de rentrer chacun chez soi : je dis au revoir à Ryan (qui ne sera pas dispo demain soir) et souhaite une bonne nuit à tous en leur promettant une ultime soirée demain. Plutôt que de rentrer directement chez Sandro pour la nuit, je décide de faire un crochet chez mon ancien « chez moi ». Heureusement qu’il existe un double des clefs dehors pour des incrustes comme moi héhéhé. Mon passage sera rapide : je souhaite simplement emporter tout un tas de bouffe chez Sandro : mon dernier déménagement. J’ai décidé de refiler la plupart de mes trucs à lui plutôt qu’aux français qui vont eux aussi partir bientôt. Quant à Denise, elle aura elle aussi sa part demain.

Le trajet jusqu’à chez Sandro va se révéler un vrai défi avec cette immense et lourde caisse en plastique pleine de conserves, de pâtes, d’épices… Pffff quelle galère ! Combien de fois me faudra-t-il faire une pause pour reprendre mon souffle et soulager mes bras ? Je vais finalement arriver sur College St en nage !
Je frappe à la porte et Sandro m’ouvre, l’air complètement inquiet : « Bon sang mais où étais-tu passé ? Il est presque 1h du mat’ et tu m’avais dit que tu allais patiner une heure à l’Hôtel de ville ! ». Mais plus que l’inquiétude, ce sera la surprise de me voir arriver avec autant de bouffe ! Bah voilà, tout ça, c’est pour toi ! Cadeau ! En remerciement de l’hébergement !

Par Chris - Publié dans : Journal de bord
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Hello tout le monde et bienvenue sur mon blog... Blog sans prétention aucune qui va me permettre de donner des nouvelles de mon trip à Toronto. Enjoy !

BIENTOT LA FIN
26 Avril 2008

Bon, je sais : je suis de plus en plus à la bourre. OK, je suis rentré en France depuis quelques mois déjà... mais que les rares (mais néanmoins fidèles) lecteurs se rassurent : les derniers articles sont presque tous écrits et ça n'est plus qu'une question de temps avant de boucler l'aventure. Quelques péripéties sont encore à l'ordre du jour ! :D


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