Mardi 1 janvier 2008
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Bon, ok, je sais qu’à l’heure où je rédige ces lignes, souhaiter la
bonne année n’a plus beaucoup de sens… Mais bon, autant le faire quand même car quelque part, cet article est le premier de 2008 !
Je souhaite donc à tous mes lecteurs une très joyeuse année 2008 ! Voilà, ça, c’est fait !
Le premier réveil de l’année ne sera pas le meilleur : avec tout l’alcool de la veille, même si je ne me suis pas pris une
« monumentale cuite », j’ai la tête un peu dans le coton… Et puis c’est quoi ces bruits de va et vient autour de moi ? Ça n’est certainement pas Sandro que j’entends encore ronfler
bruyamment. J’émerge doucement avec un léger mal de crâne et je découvre Ronda et son fils qui me regardent droit dans les yeux… « Euuuuh, bonjour ».
Ronda m’explique qu’elle a nettoyé les « oublis » de l’un des chiens en essayant de ne pas nous réveiller. Mouais
dommage : la moquette venait tout juste d’être nettoyée au karcher… De retour de la salle de bains, rafraîchi et habillé, je découvre que le fils de Ronda a rapporté le petit dej du Tim
Hortons pour tout le monde : cafés et bagels ! Ohhh, c’est une gentille attention ! Sandro se réveillera peu de temps après et nous déjeunerons tous les quatre, discutant de tout,
de rien et de nos projets pour 2008.
Puis, je réaliserai que ma chambre doit être prête pour le remplaçant et qu’il serait bon de donner un dernier coup de nettoyage. Il
va également falloir s’occuper de faire les valises ! Cela va être un vrai défi de sélectionner les choses à garder et les autres à donner. Autant m’y prendre en avance et non pas le dernier
soir ! Quatre jours devraient suffire !
Je dis au revoir (et adieu) à Ronda et à son fils que je ne reverrai probablement jamais et prends congé. Je reviendrai ce soir chez
Sandro car, comme convenu, je vais passer mes dernières nuits chez lui, à défaut d’avoir une chambre à moi.
Un 1er Janvier sur Toronto est, je dois l’avouer, un peu triste : le temps est maussade, la neige redevient sale dans les
principales rues, tout est gris et la ville semble en hibernation. Tout est très calme jusqu’au retour à ma maison. J’entre et comme je m’en doutais, Aurélia et Denise ont disparu. Cette dernière
devait travailler aujourd’hui (et oui, pour avoir une double paye). Il va donc me falloir finaliser le rangement de ma chambre : rapporter mes dernières affaires personnelles au salon, avec
les autres et nettoyer le sol encore une fois : ça y est : la chambre est vide et impersonnelle. Ça n’est plus la mienne à présent. On n’y trouve plus que le matelas posé à terre, un
bureau et une espèce de rangement en tissu Ikea.
L’après-midi va passer doucement, plutôt terne et monotone comparé à la précédente journée. On va dire que
c’est le retour sur terre après l’euphorie. Je sens plus que jamais que c’est la dernière ligne droite avant le départ : 4 jours. 4 jours qui vont passer à une vitesse folle. Il ne me faut
rien oublier : il faut m’occuper de mon portable, de mon compte en banque, de mes futurs impôts et également de ma bouffe : faudra bien que je me débarrasse de toute cette nourriture
qu’il me sera impossible de finir d’ici Samedi. En ce qui concerne mon compte en banque, je m’en occuperai vendredi. Quant à mon téléphone portable, je vais donner ma carte SIM à Laurie mais
j’aimerais ramener l’appareil avec moi en France. Laurie a déjà le sien donc ça n’est pas un problème : elle a seulement besoin de la carte SIM. Toutefois, pour ramener mon téléphone en
France, il me faut le débloquer ici. J’ai le choix entre payer $200 chez Fido (ouiiiiii, bien sûr ! Et pourquoi pas une gâterie tant qu’on y est ?) ou me laisser emmener par Sandro chez
un marchand chinois qui débloque les téléphones pour 20 ou $30… Le choix est facile. L’ennui, c’est que le chinois n’est dispo que le WE ! Donc il faudra s’occuper de ça… le matin de mon
départ !
Il me faut maintenant continuer l’empaquetage de mes valises. Et la tâche va être rude : choisir les affaires à garder (ou
plutôt, choisir celles qu’on va laisser là) et optimiser l’espace au maximum : habits pliés et rangés différemment, plusieurs combinaisons à essayer… Bref, ça va vite me prendre la tête et
l’après-midi va passer comme ça, là, sans surprise. Pas même l’arrivée du nouveau colocataire.
Le soir venu, je vais prendre l’élémentaire de fringues et de toilettes et repartir chez Sandro pour y passer la nuit. C’est
également l’occasion d’y apporter quelques produits alimentaires : après tout, si je mange chez lui, autant utiliser ma propre bouffe au lieu de la gaspiller ! La soirée se passera
tranquillement devant la télé. OK, je pourrais profiter un peu mieux de mes derniers jours mais la fatigue du Réveillon se fait encore sentir. Et je sens peu à peu que mon humeur change. Le
compte à rebours est omniprésent et l’attente du départ est de plus en plus difficile. Il en vient même des fois où je souhaiterais partir tout de suite, pour ne plus avoir à affronter l’attente
et me libérer l’esprit d’un seul coup. Mais cela serait synonyme de « fin de l’aventure canadienne » et je ne pense pas que ça serait mieux. Laissons faire le temps. D’ici là, occupons
nous avec ce film de morts-vivants qui, ma foi, se révèle digne d’intérêt.
Par Chris
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Publié dans : Journal de bord
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