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Flames to dust, lovers to friends
Why do all good things 
come to an end
Flames to dust, lovers to friends
Why do all good things 
come to an end
come to an end come to an
Why do all good things 
come to end?
come to an end come to an
Why do all good things 
come to an end?

Nelly Furtado - All good things

nellyFurtado.jpg










Feel the rain on your skin
No one else can feel it for you
Only you can let it in
No one else, no one else
Can speak the words on your lips
Drench yourself in words unspoken
Live your life with arms wide open
Today is where your book begins
The rest is still unwritten


Natasha Bedingfield - Unwritten

Dimanche 30 décembre 2007 7 30 /12 /Déc /2007 11:10
J’ouvre les yeux et première impression : j’ai mal aux genoux… Je suis toujours dans ce bus, dans une position plus qu’inconfortable et le mec assis devant moi a résisté à des coups de genoux dans son dos toute la nuit (chapeau bas !). Un regard vers l’extérieur : les lieux me sont très familiers. Il suffit simplement de fixer les multiples gratte-ciel pour se dire qu’on est rentré à la maison. Je sais que Julien et Cyril seront un peu déçus mais je n’ai aucun problème à revenir sur Toronto après New York. Cela s’explique car il ne me reste plus que 6 jours pour en profiter. Maintenant, le compte à rebours est en permanence dans ma tête, quoi que je fasse.


Quant à Julien et Cyril, qui sont arrivés exactement le même jour que moi en Janvier dernier (anecdote assez amusante : je discutais déjà en ligne avec Julien avant le départ de France… Qui aurait cru qu’on serait d’inséparables amis par la suite ? :D), ils ont confirmé auprès de la compagnie aérienne leur retour pour le 21 Janvier. Aurais-je dû en faire autant et rester jusqu’à la date limite de mon permis de travail (le 14 Janvier) ? Bah, je pense que j’ai bien fait de l’avancer : comme je le disais dans l’un des précédents articles, je veux « partir en beauté ». Je ne veux pas connaître la fin de l’effervescence des fêtes, devoir payer une moitié de loyer, compter les jours (à merde, c’est raté concernant ce dernier point), etc.
Et à justement parler de fêtes, nous sommes à la veille du réveillon ! J’espère qu’on va passer un grand moment ! Héhéhé.

Pour l’instant, nous roulons dans le DownTown désert de Toronto : peu de passants, peu de trafic, la ville dort. En même temps, nous sommes dimanche matin, 10h30… Une heure de retard due à cette longue pause effectuée sur le parcours du retour.


Nous quittons le bus après une bonne dizaine d’heures de souffrance. Ahhhhh je remaaaaarche ! Mes genoux fonctionnent encore ! Nous récupérons nos valises et prenons le chemin du PATH, le Toronto souterrain pour rejoindre le métro. A Bloor et Yonge, je vais me séparer et dire au revoir à Emi, Cyril et Julien pour prendre ma correspondance et rentrer chez moi.

Un bref appel à mes parents pour leur dire que je suis bel et bien rentré sur le territoire canadien (bizarre, ils pensaient que je rentrais demain !) et me voici dans Huron Street où je peux retrouver la neige et le froid oubliés le temps de quelques jours. J’ouvre la porte de ma maison et tombe sur Paola avec laquelle je commence à discuter de mon séjour.

Puis, une fois seul, tout en grignotant, je réalise qu’il va falloir commencer mon déménagement. Ma chambre doit en effet être disponible pour mon remplaçant dès le 1er Janvier, soit dans deux jours. Rien de bien sorcier mais il faut tout de même s’en occuper. Je vais donc déplacer toutes mes affaires jusqu’au salon, dans un coin. Ça sera l’histoire de 5 jours. Mes colocs ne seront pas trop emmerdés par un petit bazar dans la pièce.
Le problème, c’est lorsque je regarde toutes les affaires que j’ai accumulées depuis 12 mois : wouah, comment vais-je pouvoir ramener tout ça ? Il va falloir faire un sérieux tri. Et même après ça, il va me falloir une grosse valise ! Lors de mon retour en France en Septembre dernier, j’avais laissé une des mes valises jugée trop petite. Quand j’y repense, heureusement que j’avais commencé à ramener des trucs inutiles lors de ce voyage ! C’est déjà ça de fait ! :D


Ma priorité aujourd’hui va donc de trouver une grosse valise. Je pourrai ensuite déménager plus facilement mes affaires. Pour ce qui est du superflu, bah, je vais devoir le donner à diverses personnes : Laurie, Denise ou Sandro. Tiens, ça me rappelle que j’avais promis à ce dernier de l’aider à préparer son Nouvel An (vu qu’il m’avait grandement aidé pour Noël) : il a prévu de fêter le réveillon avec pas mal d’amis chez lui. Un rapide coup de fil et j’apprends que Sandro va devoir louer une espèce de karcher pour moquette… Apparemment, les multiples « oublis » de ses deux chiens ont eu raison d’elle ! Devant mon enthousiasme à l’aider pour le réveillon, il me propose de passer chez moi avec une voiture louée pour l’accompagner au Canadian Tire (espèce de filiale du bricolage).

Après avoir commencé mon rangement et lu mes emails, je vais entendre un coup de klaxon. Non, en fait, une petite dizaine ! Grrrrrrrrrrr, superbe discrétion ! :D  Je descends et retrouve Sandro : c’est bizarre de réaliser à quel point il m’a manqué pendant ces jours ! Je ne l’avais pas vu depuis la veille de Noël, il y a presque une semaine de ça ! Nous discutons un peu de mon voyage à New York mais bon… vu qu’il a vécu là-bas quelques années, pas besoin de lui faire un dessin de ce que j’ai visité.

Parallèlement, c’est très étrange de se laisser conduire dans les rues qu’on a l’habitude de parcourir à pieds. La voiture est un veau et je ne manquerai pas de lancer quelques piques à Sandro : « De toutes les voitures sur le parking, pourquoi as-tu loué celle-ci ? Pourquoi pas la Mini Cooper ? Héhéhé. C’est bien parce qu’on ne va pas loin ! » :D

D’ailleurs, nous voici arrivés : nous ne resterons pas bien longtemps, juste le temps de louer le gros karcher, de le mettre dans le coffre et de rentrer chez Sandro, à quelques arrêts de métro au sud. Mais avant cela, nous allons plutôt aller boire un café… ce dont j’aurais bien besoin au vu de la quantité de sommeil accumulée la nuit précédente ! Nous entrons dans le coffee-shop du coin de la rue et passons un peu de temps là. Nous rencontrerons par hasard le cousin de Sandro. De plus, deux gars sont assis à la table de gauche : à peine 40cm nous éloignent. Ils parlent beaucoup et vite. On dirait qu’ils parlent comme s’ils savaient que personne ne peut les comprendre autour d’eux… Ils sont Québécois et malheureusement pour eux, je comprends tout et parfaitement bien héhéhé. Sandro qui parle un peu français a reconnu la langue même s’il ne pige pas tout. Ça ne l’empêchera pas d’insulter gentiment la culture et la langue française comme il le fait habituellement (je fais de même avec la culture italienne, pas de panique !) mais cette fois-ci ouvertement devant les deux gars ! Héhéhé, je m’attendais à une certaine réaction de leur part mais ils ne broncheront pas. :)


Après cette petite pause café, retour à l’appart de Sandro où je retrouve ses deux adorables chiens : ils m’ont tout de suite reconnu et me sautent au coup, tout heureux et excités de me revoir après une semaine d’absence. Ces chiens sont tellement gentils ! Bon, maintenant, les choses sérieuses commencent : il faut s’occuper de la gestion du réveillon de Sandro. Je ne serai pas présent à la petite fête car je me suis déjà engagé avec Denise et les autres français… Je ne sais même pas ce qui est prévu mais j’avais clairement expliqué que je ne m’en occupais pas après avoir géré le repas de Noël de A à Z. Je sais seulement que la soirée se passera dans un club vu que j’ai lâché une bonne petite somme d’argent pour l’avance des réservations.

Revenons à nos moutons : Sandro et sa fête. Il faut savoir combien d’invités sont censés venir et ce qu’il faut leur faire à manger. Ah merde, ça commence mal : aucune idée du nombre de personnes. Sandro ne fait que prêter son appart mais ne gère pas la liste d’invités… ça va rudement compliquer les choses ça !

Bon, il est temps d’aller faire des courses : il faut de l’alimentaire et des banalités pour la table et les décorations. Nous allons nous occuper de tout ça en visitant plusieurs magasins type Dollarama ou Sobey’s. Tout ça va nous prendre pas mal de temps à cause du manque d’infos : doit-on acheter telle quantité de viande ? Et qu’en est-il des alcools ?

Pendant un tel moment d’incertitude où, finalement, je ne suis d’aucune utilité, je décide de me concentrer sur le magasin situé en face de la rue : le magasin de valises. On est passé vite fait avant d’entrer dans le supermarché mais, pris d’hésitation quant à la taille maximale autorisée dans les avions, j’avais renoncé à acheter quoi que ce soit. Après un rapide coup de fil à ma compagnie aérienne (tiens, et si je leur confirmais au passage que je prends bel et bien l’avion samedi prochain ?), me voilà rassuré. Je retourne voir le vendeur d’en face et vais finalement opter pour le modèle de valise maximum : une de 62 po. Le tout pour à peine $45. Oui je sais, c’est vraiment pas cher et je sais parfaitement que la valise que j’achète est une bas de gamme. J’espère tout simplement qu’elle me permettra de faire un trajet. Je ne lui en demanderai pas deux héhéhé.

De retour dans le supermarché, je vais réaliser que c’est tout de suite beaucoup plus facile de transporter les courses avec une valise plutôt que de se faire chier avec une multitude de sacs plastiques héhéhé.


Après avoir aidé Sandro à ramener toutes ses courses chez lui, je vote pour rentrer chez moi avec ma nouvelle valise. Je vais alors contacter Laurie et Fabienne qui me proposent de venir manger avec elles chez Laurie. Je ne suis encore jamais allé chez cette dernière donc je n’ai aucune idée du temps nécessaire pour les rejoindre. J’accepte toutefois. J’ai promis à Sandro de le retrouver dans une espèce de club vers chez lui. Je ne sais pas trop encore comment je vais réussir à me couper en deux pour la soirée mais tentons ! ;)

Une fois prêt, je prends mon métro sur Spadina Ave pour monter vers le Nord. 2 arrêts plus loin, je prends ma correspondance en bus et une bonne vingtaine de minutes plus tard, je me retrouve face à la soi-disant maison de Laurie : bien joué ! C’est la bonne !
J’y retrouve Laurie et Fabienne et tous les trois passerons la soirée devant des pizzas. Bien entendu, le séjour à New York est au cœur de la discussion. Elles veulent tout savoir ma parole ! :D Cela fait vraiment plaisir de les voir. J’ai l’impression d’être parti pendant 1 mois !


Puis vient l’heure où il se fait tard : Fabienne et moi quittons alors Laurie et attendons notre bus de l’autre côté de la rue. Le vent s’est calmé, la nuit est très paisible et il commence doucement à neiger. Je réalise qu’il commence vraiment à faire tard… et que j’ai très mal dormi la nuit précédente dans ce maudit bus. Pffff, je crois que je vais me dégonfler et appeler Sandro pour lui dire que je ne le rejoindrai finalement pas à sa soirée. Je n’aime pas trop faire ce genre de truc au dernier moment mais là, je sens la fatigue physique s’installer de plus en plus lourdement. A ce moment là, je reçois un texto de l’italien qui me demande ce que je fais alors qu’il est déjà à l’intérieur du club avec quelques potes, à m’attendre. Que faire ?


Le bus arrive et je commence à somnoler à l’intérieur. Heureusement que notre station est le terminus ! Un coup de métro et je me sépare de Fabienne en décidant que je vais finalement rentrer chez moi. Mais je n’arriverai pas jusqu’à la maison : à moitié pris de remords, je vais changer d’avis et rejoindre Sandro. Après tout, c’est mon dernier dimanche soir sur Toronto ! Et puis, je n’ai plus qu’une semaine ici : j’aurai tout mon temps pour dormir dans l’avion et une fois rentré en France ! Tant pis si je ne dors pas assez cette semaine ! Le temps passera de toute façon bien trop vite.

Me voici devant le club : eh bien, je comprends pourquoi Sandro est venu là : la porte du club juxtapose celle son immeuble ! Pas trop emmerdé par le temps de trajet jusqu’à chez lui ! Je m’approche de l’entrée et le videur me stoppe net : « Halte, désolé, c’est plein, on n’admet plus personne… ». Ah merde, c’est bien ma veine, je me suis donc fait chier à venir jusqu’ici pour rien ? Il me demande alors avec qui je suis venu (une troupe de personnes est juste derrière moi) et lorsque je répondrai que je suis seul, il me laissera passer poliment.
L’intérieur de ce club (c’est davantage un bar car l’entrée est gratuite) est assez curieux : dans le mauvais sens du terme… Tout paraît sordide ou d’un goût douteux. La 2ème salle est pleine à craquer et ça sent la transpiration comme jamais. Il me faut traverser cette salle pour rejoindre les vestiaires et faire la queue pendant 10 min… Superbe ! Je crève déjà de chaud avec ma grosse parka ! Il vaut peut-être mieux retrouver Sandro dans la foule pour s’assurer d’être au bon endroit. « Ah tiens, oui c’est bon, je l’aperçois dans le coin, là-bas ! ».

Je m’approche, il me reconnaît, me présente le pote qui l’accompagne (dont j’ai bien entendu oublié le prénom, maudite mémoire) et prends ma veste et mon pull. « Euuuuh, Sandro, tu fais quoi avec mes affaires ? ». « T’inquiète pas, je vais les foutre dans mon appart, je reviens dans une seconde ». Et je vois Sandro disparaître du côté des vestiaires, vers l’arrière du bar pour revenir quelques minutes plus tard.


La soirée va vraiment être bizarre… enfin pour moi. Je ne vais pas du tout me sentir à mon aise dans ce bar archi-blindé où il est impossible de s’asseoir, où l’on a l’impression de baigner dans des vapeurs de transpirations nauséabondes et où la vraie bonne musique fait défaut (bon j’exagère un peu pour la musique lol). Heureusement que Sandro est là et visiblement, ça lui fait bien plaisir que je sois ici avec lui et son pote. Tant mieux car je réalise que c’est l’unique raison qui me fait rester dans ce bar. Ça faisait une bonne semaine qu’on ne s’était pas vu et c’est cool de passer une soirée ensemble… une des dernières avant mon départ.

Putain, c’est pas possible : où que je sois, seul ou entre potes, au réveil le matin ou au beau milieu de la nuit, ce retour au bercail commence à me hanter. Je sens inconsciemment le décompte à rebours évoluer vers le zéro. Il n’y a rien à faire : j’y pense, j’y pense, j’y pense. Ça m’obsède. Je sais toutefois qu’il ne faut pas en tenir compte (facile à dire) et donner l’illusion que tout va bien. Après tout, si tout le monde croit que ça roule et que je fais style que je m’en fous, j’arriverais peut-être à m’en convaincre moi aussi…

En tout cas, les sympathiques « Oh, tu vas me manquer une fois rentré en France ! » de Sandro me font réaliser que quitter cette ville avec tous ces gens qui tiennent à moi va être trèèèèès difficile. Bref, nous boirons un verre, puis deux, puis trois, puis… je ne sais plus. Le bar va finalement se vider peu à peu et le pote de Sandro va vouloir aller chercher sa veste au vestiaire. Pas de bol, il semblerait qu’on ne la retrouve pas… Raaaaagh merde ! Il va falloir attendre que TOUS les clients aient vidé les lieux pour voir quelle est la veste en cuir restante. Ce pote semble pas mal emmerdé et je le comprends facilement. OK OK, on va patienter. Je ne suis plus à 20 min près pour me coucher maintenant. Après le départ du dernier client, on nous demande encore de patienter un moment. Argh, tant pis, j’en peux plus : je veux aller dormir ! Sandro nous emmène alors moi et son pote dans l’arrière boutique du bar : nous passons une porte de secours, descendons un escalier en métal, ouvrons une autre porte, traversons le long couloir en moquette pour tomber nez à nez sur… son appart ! Ah oui, il ne mentait donc pas héhéhé. Il y a bien un « raccourci pour rentrer chez lui » ! Et je vais heureusement retrouver mes propres affaires sur le lit. Ouf, rien n’est perdu !


Je vais donc prendre congé de Sandro et de son pote (que je ne reverrai plus d’ici mon départ) et déciderai de rentrer à pied chez moi. Oui, je sais, d’habitude, j’ai la flemme et je prends un taxi… Mais j’ai vraiment besoin de marcher seul et réfléchir à tout ce qui arrive et va arriver dans moins d’une semaine. Je marche paisiblement dans les rues silencieuses de Toronto. La neige tombe toujours très légèrement mais il ne fait pas si froid que ça. Tout est tellement calme. Voici peut-être l’une des dernières promenades nocturnes que je vais faire en solitaire dans la ville (et ça sera effectivement le cas).

Je vais marcher jusqu’à chez moi en passant devant une multitude de lieux devenus si familiers, du carrefour de Yonge et Bloor en passant par le fameux McDo ouvert 24h/24 ou même mon ancien club de fitness.
C’est toujours comme ça avec les évènements qu’on redoute : l’attente est insupportable et on voudrait pouvoir accélérer les choses jusqu’au dénouement pour ensuite passer à autre chose. Mouais, mais je me dis qu’alors, tout sera vraiment bien fini pour de bon. Et d’ici là, le tic-tac sera de plus en plus insoutenable.

J’ignorais encore à ce moment à quel point j’allais avoir raison…
Par Chris - Publié dans : Journal de bord
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Samedi 29 décembre 2007 6 29 /12 /Déc /2007 17:54
Réveil matinal (enfin, façon de parler) et je réalise qu’on entame notre dernière journée sur New York : nous devons libérer la chambre avant 11h et prendre notre bus de nuit pour le retour sur Toronto en fin de soirée. A ma droite, Cyril dort comme un bébé, tout comme Julien, au dessus de mon lit superposé. Au-dessus de Cyril, la fille qui avait loupé son entretien dans un bar est absente de sa couchette… Je la retrouverai… à ma gauche, dans le lit du Danois ! Eh bah dis donc, ça n’a pas traîné ! :D
Allez, zou, je me lève, prends une dernière douche dans cette salle de bain de merde et finis mon paquetage : je réveille mes deux compagnons en laissant bien entendu les autres dormir. J’aurais bien voulu dire au revoir à Lucas, l’Australien car on avait bien discuté la veille mais tant pis : il dort encore. Encore une fois, j’attendrai Cyril et Julien dans le hall d’entrée de l’hôtel où, cette fois-ci, Emi va nous rejoindre. Comme la chambre doit être rendue à 11h mais que nous ne voulons pas nous embarrasser de nos valises, nous avons demandé à l’accueil si nous pouvions les entreposer le temps d’une journée. Moyennant paiement, ils ont accepté. Nous voici donc allégés pour nous balader une dernière fois dans New York. Une fois Cyril et Julien prêts, nous quittons l’hôtel. Objectif de cette fin de matinée ? Visiter l’American Museum of Natural History, situé en bordure de Central Park. D’ailleurs, ça n’est pas si loin de l’hôtel : plutôt que de chercher un métro et des correspondances avec des bus, nous optons pour une petite promenade à pied. Le ciel est presque sans nuage même s’il fait un peu froid.

Nous marchons doucement mais sûrement jusqu’au musée, tout en cherchant un café où prendre un petit dej’. Après moult recherches, nous atterrissons dans un petit restaurant où les pancakes sont à l’honneur. Rien de tel pour commencer cette journée qui s’annonce très « piétonne » !

Puis nous arrivons jusqu’au musée d’Histoires Naturelles de New York : il s’agit d’un immense bâtiment blanc avec des colonnes grecs, le tout surplombant Central Park. Une fois à l’intérieur et après avoir acheté nos billets, nous pouvons commencer la visite : il existe plusieurs niveaux et plusieurs expos de toutes sortes, toutes reliées à la Nature : on trouve ainsi une galerie « Système solaire & Espace » et « Formation de la Terre et géologie ». Le couloir suivant nous emmène dans un espace fait d’animaux empaillés sous vitrine : difficile de savoir si ce sont des faux ou des vrais empaillés à vrai dire : ils ont l’air criant de vérité ! On croirait presque que cet ours va nous bondir dessus !

Nous poursuivons notre chemin au milieu d’une foule de touristes de plus en plus dense : nous voici maintenant dans une grande salle exposant tout plein de bestioles et poissons. Je pense que cette pièce a pour but de montrer la diversité animale. C’est réussi ! C’est incroyable comme cette araignée est grosse ! Beurk ! :)
Puis les expositions se tourneront peu à peu vers l’homme, sur son origine commune avec les primates, sur ses différents mouvements migratoires et culturels. Explorer le musée dans le moindre détail en une seule journée relèverait du miracle ! Il y a tant de choses à analyser… et nous n’avons pas prévu de rester là jusqu’au soir ! Autrement dit, il faut presser le pas et continuer à monter les étages jusqu’à tomber nez à nez sur ce que nous attendions le plus : les mammifères préhistoriques et les dinosaures ! C’est bien entendu ici que la foule est la plus dense : nous pouvons donc nous promener entre les immenses restes squelettiques de ces animaux qui ont peuplé ces terres bien avant notre apparition. Curieusement, je les imaginais encore plus imposants… surtout le T-Rex ! Mais l’effet de surprise et d’admiration reste toutefois intact !

 



Où qu'est elle la grosse bêbête ?


Nous continuons notre épuisante marche jusqu’à l’ascenseur qui nous ramène à l’entrée du musée. C’est fou comme c’est fatiguant de rester debout pendant plusieurs heures héhéhé !

Après notre expédition culturelle, il est temps de nous attarder sur Central Park : comment pourrions-nous visiter New York quelques jours sans passer par ce lieu si célèbre, ce fameux poumon pour la ville ? Bah non, on peut pas ! :D

Nous n’avons qu’à traverser la rue et hop, nous voici dans le parc ! L’idée consiste à le traverser dans la largeur et de reprendre un bus de l’autre côté pour retourner dans le cœur de Manhattan. Nous avons également prévu de finir le séjour par une étape shopping et achat de souvenirs. Donc pas de temps à perdre ! Il est déjà 15h !

Nous empruntons ainsi un petit chemin aménagé pour passants et traversons le parc en prenant notre temps : arbres, rochers, buissons… Très vite, on se déconnecte du stress de la ville. C’est vrai : on se sent vraiment coupé du reste de Manhattan. C’est très agréable. Mais pendant la balade à pied, mon esprit se met encore une fois à réfléchir à des choses interdites : ok, on va bientôt quitter New York et retrouver Toronto... le problème, c’est que dans une semaine exactement, je m’apprêterai à quitter le continent Nord Américain pour de bon ! Ah ça y est : le compte à rebours se resserre de plus en plus… Il ne me reste plus qu’une semaine à profiter de tout ça ! Bien entendu, je vais être content de revoir mes proches, ma famille et mes amis, ainsi que les lieux où j’ai grandi… Mais cette idée de quitter cette vie pour de bon et pour une durée indéterminée me hante de plus en plus. J’imagine que c’est ce qui arrive à tous les expatriés qui ont vécu une belle aventure et qui ont un peu d’appréhension à rentrer…


Petite balade dans Central Park. Notez la météo spendide un jour de Décembre...


Ah tiens, tout en pensant longuement, je n’avais pas remarqué que nous nous approchions d’un petit château au bord d’un grand bassin. Une espèce d’escale au milieu du parc. L’occasion aussi de prendre quelques photos (bah, il doit rester 1 ou 2 photos de dispo sur ma carte mémoire). Quelques minutes plus tard, nous reprenons notre marche en direction de l’Est. Après un bon petit moment à respirer l’air qui nous semble frais (sic) au milieu des arbres, nous nous rapprochons peu à peu de la frénésie du DownTown : le bord du parc est à portée de vue. Puis finalement, nous voici en dehors et il ne nous reste plus qu’à prendre un bus jusqu’au DownTown.

Le hic, c’est que le bus va vite se retrouver pris au piège dans les bouchons et qu’il va nous falloir continuer à pied : eh oui, c’est l’heure de pointe et les taxis jaunes pullulent dans toutes les rues ! Il est alors temps de commencer le shopping ! Quand on y pense, le voyage ne nous est pas revenu bien cher pour 4 jours ! Je suis assez surpris qu’il me reste autant d’argent… à dépenser en shopping hehehe ! Sauf que là, nous sommes de toute évidence dans le mauvais coin : Madison Ave, la rue où se situent les enseignes les plus chères et les plus prisées. Ne citons pas de marque mais c’est ici que les plus grands créateurs ont leur QG. Quand on voit la queue de 3/4 d’heure à faire avant d’entrer, on se dit qu’il faudra en faire autant pour les essayages et pour payer ! Sans façon non merci !

Nous optons donc pour aller faire du shopping ailleurs ! Notamment au quartier SoHo, certainement plus praticable. Hop, vous voici dans le métro à la recherche de l’orange. Nous sommes en face de la bonne ligne quand soudain, un métro arrive par la gauche : on me fait signe que ça n’est pas le bon : celui-ci est bleu. Ah tiens, c’est curieux, ici, les métros se partagent les mêmes arrêts…
Puis vient le métro suivant : un autre bleu… venant de la droite !!! Hein quoi ? Qu’est-ce que c’est que cette organisation ? Les métros partent et arrivent des deux côtés à la fois sur la même voie ? Nous patientons encore un peu pour le transport suivant : c’est un Orange cette fois-ci… Mais toujours pas le bon car c’est un Express ! Arghhhh, c’est tellement compliqué de voyager en métro à New York ! Heureusement, le suivant sera le bon. Une petite vingtaine de minutes plus tard et nous serons dans le SoHo.

Le hic (encore une fois), c’est que nous sommes trop nombreux pour faire du shopping et nous n’avons pas assez de temps. A peine 2 heures pour satisfaire tout le monde pour ensuite aller manger et récupérer nos valises à l’hôtel. Cyril veut aller dans le magasin de la pomme la plus célèbre du monde hi-tech, Julien veut acheter des fringues, Emi préfèrerait aller dans des boutiques spécialement pour filles et moi, je serais plutôt partant pour traîner au milieu des boutiques de souvenirs et quelques magasins de fringues. Bon, ok, je crois que le plus simple serait de faire 4 groupes de 1 ! :D

Séparons-nous le temps de cette période shopping, histoire que tout le monde aille là où il désire et retrouvons-nous quelque part à une certaine heure. Cyril propose de se donner RDV dans le petit café au bord de la rue, en face de nous. OK vendu ! Disons dans 2h30. Par contre, nous n’avons aucun moyen de nous contacter donc par pitié, il ne faut surtout pas se perdre ou trop s’éloigner au risque de compromettre sérieusement la soirée.

C’est parti : Emi nous quitte et va aller rejoindre Mutsumi tandis que les 3 garçons rentrent dans ce magasin de fringues américain très connu. Julien n’y restera pas longtemps, Cyril, euh, je l’ai perdu de vue… J’étais occupé à acheter quelques habits héhéhé. Le prix était bien moins élevé qu’à Toronto. Je ne sais pas si la période post-Noël est propice à baisser les prix sur le vestimentaire mais ça vaut le coup d’acheter !

A la vitesse de l’éclair, j’ai terminé ma phase « shopping » ! Il me reste donc un bon moment à glaner au milieu des rues et à chercher des boutiques souvenirs. Seulement je vais vite découvrir que ça n’est pas le bon endroit dans New York : ici, les magasins de fringues font légions ! Les marques les plus connues ont toutes leur enseigne et il est finalement impossible de trouver la pauvr’ petite boutique pour touristes désireux d’acheter une carte postale ! :)

Il va falloir sortir de ce quartier… et je sais qu’à proximité, se trouvent ChinaTown et Little Italy. Je sais également que ces quartiers regorgeaient de ces endroits où les touristes peuvent acheter tout et n’importe quoi. Bon, inutile de se prendre la tête pendant des heures, allons là-bas au plus vite ! Je me dirige donc vers l’Est et emprunte des rues qui deviennent immédiatement beaucoup moins fréquentées : je passe de l’épreuve « Trouver son chemin sans se faire bousculer » à « Trouver son chemin dans ces rues labyrinthiques ». Arrivée à ChinaTown et grosse déception : la plupart des boutiques ne proposent que des trucs… chinois ! Quelques cartes postales et autres gadgets à la symbolique de New York mais pas de quoi fouetter un chat. J’avais trouvé le choix largement plus important à Little Italy il y a deux jours, après le repas à la pizzeria. De plus, je me sens subitement oppressé dans cette boutique où une multitude de chinois vont et viennent, parfois en me bousculant sans se retourner.

Arghhh, il faut que je sorte ! Vite, continuons la route vers le Nord en direction de Little Italy : il doit être entre 17 et 18h et je m’étonne de voir autant de monde prêt à dîner dans tous les restaurants italiens alentours. Pour ma part, je vais finir par trouver ce que je cherche : enfin des boutiques vendant toutes sortes de stupidités spécialement conçues pour les touristes comme moi ! Des T-shirts, des cartes postales, des casquettes, des aimants pour frigos, des bols, des miniatures de la Statue de la Liberté…

Je vais y rester un petit moment et finalement opter pour quelques cartes postales et un bonnet aux couleurs des Yankees. Il me reste encore pas mal de temps avant de rejoindre les autres au point de RDV : l’occasion pour moi de me balader encore un peu tout en me rapprochant doucement du SoHo et de ses boutiques surchargées de monde. Je reconnais qu’entrer dans ces magasins proposant des articles qu’on ne peut trouver nulle part ailleurs pousse facilement à la consommation : je n’ai jamais vu ces baskets Nike avec ces couleurs ni à Toronto ni en France ! Pas plus que ces Tshirts Adidas ! Mais je résisterai à la tentation ! :D

Par ailleurs, je constate que ma carte mémoire d’appareil photo ne m’autorise plus qu’une seule et dernière photo ! Arghhh. Il va me falloir la choisir minutieusement ! Cherchons bien… Et au grès de ma balade dans les rues les plus animées du SoHo, je vais trouver la solution. Au croisement de deux rues, j’aperçois deux flics surveillant les lieux et discutant avec quiconque les interpelle. Ces flics sont bien entendu habillés comme dans les films américains : le véritable uniforme de police new-yorkaise ! YEAHHHHH. Si seulement, je pouvais les prendre en photo ni vu ni connu… Mouais mais je ne suis pas sûr que ça plaise : déjà que les gens portent plainte pour un rien dans ce pays, une simple photo envers un agent du gouvernement et ça pourrait sérieusement compromettre la fin de mon séjour ! :D
Plutôt que de la faire en douce, allons leur demander poliment si je peux les prendre en photo. Après tout, je ne dois pas être le premier touriste à le leur demander !

Je m’approche, un peu penaud et arrivé en face d’eux, ils me scrutent du regard du genre « En quoi pouvons-nous vous aider ? »
« Euuuh, bonjour, excusez-moi, est-ce que je pourrais vous prendre en photo tous les deux ? »
 
Et là, à ma grande surprise, je me prends un grand coup de matraque dans les jambes et me voici à genoux complètement abasourdi. Je n’ai rien compris à ce qui se passait. Je sens alors un flingue sur ma tempe et soudain…

Ouh la, ne nous enflammons pas de la sorte ! Je crois que je commence à dire n’importe quoi ! :D  Nan bien sûr que non, ça ne s’est pas passé comme ça. Un des flics me regarde avec un air interrogateur : « Euh comment ça ? Vous voulez prendre une photo de nous deux ? »
Moi : « Bah oui, euh, en fait, vous savez, je suis touriste et je… »
Et le flic me coupe la parole : « Oh oui, bien sûr, pas de souci, mais je veux dire : vous ne préférez pas être sur la photo ? Si vous voulez, je peux prendre la photo moi-même ! ».

Oh ben ça, c’est gentil ! Il se propose spontanément : je n’aurai jamais osé demander ! :D Je tends ainsi mon appareil à ce flic et vais me placer près de son collègue. « Allez, un petit sourire ! … Hop, voilà, c’est fait ! ».
Je les remercie chaleureusement puis m’éloigne vers le Nord. C’était ma dernière photo de New York et elle est particulièrement réussie ! :D Je suis tombé sur des flics vraiment cool ! Rien à voir avec la froideur qu’on peut trouver dans les séries américaines ! Bien au contraire !

Je vais passer encore un peu de temps à déambuler dans les rues jusqu’au point de RDV, au fameux coffee-shop… et dans les temps ! Là, je vais retrouver Emi et Cyril à une table. Je vais me joindre à eux et il ne nous faudra pas patienter longtemps pour que Julien nous rejoigne… suivi de Mutsumi à qui Emi a proposé de passer notre dernière soirée. Il est tard maintenant et la faim se fait sentir pour la plupart. Mais oui, c’est vrai : nous n’avons rien mangé depuis le petit dej’ « Pancakes » d’avant le musée ! Il est temps de se trouver un bon petit resto. Pour cela, nous optons pour le Nord et marchons dans le flou le plus total : nous nous arrêterons quand la vitrine nous attirera ! Nous discutons de nos emplettes respectives et après une bonne vingtaine de minutes de marche, toujours aucun resto intéressant… ou devrais-je dire aucun resto du tout ! C’est fou ça ! Où sont-ils tous situés ? Décidemment, ça n’est pas le coin à boutiques à souvenirs ni même aux lieux de restauration ! Hop, tournons à l’Ouest…

Ah merde, c’est encore pire : les rues se rétrécissent, les passants se font rares et toujours aucun resto en vue (excluons les rares qui proposent des premiers menus à des prix exorbitants). Et puis finalement, après une bonne marche dans New York, nous voici devant cette devanture qui ne paie pas de mine : une espèce de petit resto hollywoodien proposant des hamburgers. Bon, ça ressemble plus à un bar pour routiers qu’autre chose mais ça fera l’affaire. Nous avons vraiment trop faim. Nous entrons à 5 et tout le monde nous dévisage. Posons-nous dans ce coin et attendons le serveur.

En quelques mots, ce lieu porte bien son nom d’Hollywoodien : on se croirait dans un café rétro des années 60 (genre celui dans Retour vers le futur ou le Moon Dance dans Friends) où les employés sont pour la grande majorité latinos. Et puis quand on y regarde d’un peu plus près, les « a priori » un peu négatifs que j’ai portés sur ce lieu vont très vite changer : on oublie le côté « cheap » qui finalement s’avère intéressant quand on veut ne pas se ruiner pour la dernière soirée et on se focalise sur l’attitude générale du personnel : les employés sont très aimables et serviables. Notre serveur attitré va nous apporter la carte puis prendre notre commande et… nous apporter des trucs complètement différents de ce que nous avons choisis ! ?!?
Il nous dit alors que c’est « en plus » ! Hein quoi ? Tout ça en plus ? Du pain, de la brioche, des salades, des amuse-gueules, des légumes… Notre serveur mexicain (sans aucun doute quant à son origine) va venir plusieurs fois pour s’assurer de notre bien-être et de notre satisfaction… Il m’apportera mon plat principal et je vais alors lui demander tout poliment à quel moment, je dois compter sur ma soupe (censée être en entrée). Là, le serveur devient pâle : « Ooooh sorry Sir, I forgot it !!!! ». Le pauvr’ gars : à force de nous apporter tous ces trucs supplémentaires, il en avait oublié mon propre plat héhéhé. Mais sa gentillesse apparente l’excuse immédiatement. D’ailleurs, je ne pourrai pas finir mon menu complètement et il me faudra demander à l’emporter ! :D

Wouah, j’ai jamais mangé autant pour un prix aussi bas en Amérique du Nord ! Je reconseille vivement ce petit resto (dont j’ai oublié l’emplacement) car la nourriture est très bonne, la quantité est plus qu’honorable et le service, très satisfaisant ! Nous finissons le trip de New York sur une très bonne impression ! :D

Après un bon repas, il est temps de retourner à l’hôtel pour récupérer nos valises. Un tour de métro et nous y voilà. Il ne reste plus qu’à repartir dans le sens inverse jusqu’à Times Square. Nous empruntons le métro une dernière fois et atterrissons dans la gare routière souterraine, exactement comme à notre arrivée. Là, un clochard nous accoste et nous propose de nous emmener jusqu’à notre bus… Ouh là, hors de question ! Pas envie de se faire escroquer, extorquer ou agresser. Je ne sais pas où il veut nous emmener mais il ira tout seul dans son escalator isolé ! Nous, on remonte dans la direction qui nous semble la bonne. Malheureusement, impossible de trouver le bon couloir d’attente. Viiiite, il faut faire vite, il ne nous reste plus que 20 min !!!!! Pourquoi est-ce qu’il faut toujours être à la bourre comme ça ????? On va finalement demander à un agent. Nous allons devoir rebrousser chemin pour emprunter l’escalator… suggéré par le clochard !!!! OK OK , j’avais tort et ce clochard ne voulait peut-être que quelques dollars en récompense de son coup de main…

Nous arrivons finalement devant notre couloir de bus… en partance pour Toronto. Nous saluons et remercions Mutsumi encore une fois. Elle avait tenu à nous accompagner. C’était une fille très sympathique et quoiqu’on en pense, je suis content de l’avoir rencontrée. Espérons que le reste de son séjour à NY se passe bien. Je le lui souhaite sincèrement.

Nous montons dans le bus quasiment plein : cette fois-ci, impossible de trouver des places proches. Je tomberai à côté d’un hispanique qui va se mettre à discuter avec moi dès le démarrage du bus. Je dois avoir la tête de l’emploi ! Celui du gars sympathique à qui on a envie de parler durant tout un trajet de bus. Dommage pour moi qui voulais dormir. Je découvre que mon voisin de bus travaille sur des stations pétrolières et qu’il est très bien payé pour faire ce job difficile. Enfin, ça ne doit pas remplacer une vie de famille normale !

Le bus quitte ainsi la gare, puis aussi surprenant qu’à l’aller, après un long tunnel, nous voici hors du DownTown depuis plusieurs miles ! Les gratte-ciel nous saluent une dernière fois au loin, tâches lumineuses dans une nuit bien sombre. Au bout d’une heure ou deux (on perd la notion du temps lors d’un voyage d’environ 10h), je vais finalement dire à mon voisins que je tombe de fatigue et que la conversation va s’arrêter là. Je dois dormir… Enfin, dormir, c’est un bien grand mot car la fille devant moi a reculé et incliné son fauteuil au maximum. Et je n’ai presque pas de place pour mes jambes et genoux ! Grrrrrrrrrrr. Et impossible de reculer à mon tour au risque de sentir les genoux de l’autre dans mon fauteuil ! Quelle conne ! Elle pourrait penser aux autres tout de même ! C’est quasiment la seule dans le bus à s’être reculée et évidemment, il faut que ça tombe sur le fauteuil devant moi ! Grrrrr (bon, en fait, le siège était reculé depuis le début et j’ai eu la poisse de choisir cette place).

Je vais quand même réussir à somnoler comme je peux, les jambes un peu dans l’allée. Puis, le car va s’arrêter dans une espèce de motel en guise de pause. Le temps pour nous d’acheter à manger et à boire (enfin, manger, pas trop la peine pour moi avec ce qu’on s’est envoyé dans le restaurant hollywoodien) et d’aller au toilettes. Lorsque je remonterai dans le bus, je vais remarquer que ma voisine de devant (et accessoirement, son copain assis à côté, n’est pas encore là. Vite vite, tel un fourbe, ni vu ni connu, je replace son fauteuil dans la bonne inclinaison… mais sans en faire trop. Ahhh, je peux enfin placer mes jambes et genoux en face de moi ! Bon par contre, je m’attendais à davantage de confort : c’est toujours pas très large. Je dirais même qu’on ne peut pas reculer plus car sinon mes jambes seront broyées héhéhé. La pause s’éternise, ma voisine de devant et son copain sont remontés et aucune trace du chauffeur. Il rentrera dans son car et nous partirons 45 min après le début de la pause ! Eh ben ! On n’est pas encore rentré sur Toronto à ce rythme-là ! Profitons-en pour dormir un peu plus.

Et je m’endors aussitôt. Puis, au beau milieu de mes songes, une violente douleur ! Je me réveille et pousse un cri ! ARGH putain ! Mes genoux me font mal !!!!! Je réalise alors ce qu’il s’est passé : cette PUTE devant moi a reculé à nouveau son siège ! Et comme je l’avais annoncé, ça m’a comprimé les jambes ! Putain de car ! C’est quoi ce car pourri où on ne peut même pas s’asseoir confortablement ????? Et c’est qui cette pute qui se moque totalement des gens et qui ne réagira pas au cri poussé juste derrière elle et suite à son basculement brutal. Elle ne remontera pas davantage. Pourtant, j’ai vraiment crié fort.

Eh ben ma pauvr’ fille, je vais pas me laisser faire ! Maintenant que j’ai mal, je n’ai plus rien à perdre. « Alors comme ça, tu veux qu’il y ait contact entre nous ? Je vais t’en donner du contact ! Tu veux pas me laisser m’asseoir convenablement ? Bah je vais justement rester dans cette position et je peux te garantir que tu vas les sentir mes genoux ! ».
D’ailleurs, je ne sais pas comment elle va faire : elle doit sentir les moindres micro-mouvements de dans son bassin ! Et croyez bien que je ne vais pas me priver de les bouger un tout petit peu histoire qu’elle sache qu’ils sont présents et qu’ils ne bougeront pas ! J’ai toujours mal mais ça ne peut plus être pire. Et pis, il va bien me falloir dormir comme cela.

Ce petit jeu de torture va durer jusqu’à la prochaine pause. Aucun contact verbal ou visuel n’a eu lieu mais je peux sentir qu’elle n’en peut plus ! D’ailleurs, elle va demander à son copain de changer de place ! Hahahah quelle salope sans scrupule ! :D  « Bah tant pis pour toi mon gars, t’as qu’à te relever ou regretter de sortir avec une conne pareille ! Je ne bougerai pas ! ».

Après le passage en frontière (interrogatoire et tout le tralala, au beau milieu de la nuit), nous continuons notre périple sur le sol canadien jusqu’à Toronto. La suite ? C’est l’histoire de demain ! Fin de l’excellent voyage à New York. Oui, vraiment, c’était un pur bonheur de visiter cette ville… que dis-je ? Cette métropole ! Ce lieu où « si je peux le faire là-bas, je vais le faire partout », n’est-ce pas Franky (chanson célèbre) ? Désormais, je pourrai dire : « Ouaiiiiiiis, t’sais quoi hein ? Ben j’suis allé à New York moa ! » :D

Par Chris - Publié dans : Journal de bord
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Vendredi 28 décembre 2007 5 28 /12 /Déc /2007 00:48

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OK, titre un peu facile pour dire qu’aujourd’hui, nous allons enfin pouvoir aller sur Liberty Island : au lever (après une nuit beaucoup plus agréable que la précédente), je découvre à travers la fenêtre, un ciel parfaitement bleu ! Yeahhhhh ! « Allez, Julien, Cyril, réveillez-vous ! Profitons du beau temps autant que possible ! ». Après m’être préparé (putain, je n’arriverai vraiment pas à comprendre comment fonctionne cette douche !), je vais attendre mes deux compères comme la veille dans le hall/salle de repos de l’hôtel. 20 minutes plus tard, nous sommes prêts à partir. Cette fois-ci, au lieu de déjeuner dans le Starbucks du coin de la rue comme ça en devenait une habitude, il est préférable de se rendre directement sur Battery Park, au sud de Manhattan.

 

Nous prenons notre métro habituel et arrivons au sud de Manhattan, sur Rector St. Nous longeons la côte Ouest de l’île qui se révèle sans grand intérêt particulier : des immeubles résidentiels et pas mal de travaux en tout genre, le long d’une espèce de voie rapide. Puis nous nous approchons du parc où nous devons acheter nos tickets pour le ferry. Il est presque 11h du matin et le ciel est parfaitement bleu. Il ne nous reste plus qu’une route à traverser et, au détour d’un carrefour, Cyril, Julien et moi nous arrêtons subitement, les yeux grands ouverts : nous voyons une file de gens rangés les uns derrière les autres, provenant de nulle part et allant vers le néant ! Il s’agit très probablement d’un morceau de la file d’attente pour embarquer pour Liberty Island !

 

Bon, la situation est plus grave que prévue car je n’avais pas pensé qu’il nous faudrait attendre aussi longtemps. Il nous faut réfléchir vite maintenant. Tout d’abord, s’occuper du petit dej’ ! Vite, allons dans le Starbucks du coin pour y commander à emporter ! Nous mangerons dans la file d’attente : ça sera toujours ça de gagné ! De retour dans le parc avec notre petit dej’ à la main, nous partons à la recherche de la fin de la file d’attente. Et c’est peu de dire qu’il nous faudra marcher un petit moment : cette queue n’a pas de fin, c’est incroyable ! Elle s’entortille de partout en longeant tous les chemins du parc ! Il nous faut aller bien plus à l’Est, à côté des quais. Là, enfin, nous apercevons le bout et nous nous incrustons rapidement. Bon, voilà, il ne nous reste plus qu’à patienter sûrement 2 bonnes heures ! Quelle galère ! On aurait dû se lever bien plus tôt ! Avec une si bonne météo, c’est vraiment dommage de perdre son temps à faire la queue ! Enfin bon, ça pourrait être pire…

 

Deux minutes à peine plus tard, nous entendons un homme hurler à la foule « Ici, c’est la queue pour embarquer sur le ferry. Vous devez être muni de votre ticket ! Il est inutile de faire la queue si vous ne l’avez pas encore ! ». Et meeeerde : ça y est, c’est pire ! J’aurai dû me taire ! Alors comme ça, on va passer 1 ou 2 heures à acheter nos tickets pour ensuite recommencer cette interminable file ! « Humm, non ! Une seconde ! J’ai une idée ! ». Cyril et Julien me regardent l’air interrogateur.

 

« Bon, on n’a pas beaucoup de temps, il faut faire vite car si beaucoup n’ont pas de ticket ici, il va y avoir un mouvement de foule. Toi Julien, reste dans cette queue. Je m’occupe d’aller acheter des tickets pour nous 3. De toute façon, vu cette file, tu n’es pas prêt d’arriver jusqu’au ferry ! J’aurai ainsi tout mon temps pour acheter les tickets et revenir pour m’incruster. Ça sera déjà ça de gagné ! On n’aura pas à tout reprendre à zéro… ».

 

« Hein quoi ? Pour se retrouver ? Humm pas évident en effet car vos portables canadiens ne fonctionnent pas ici aux USA… Humm, réfléchissons… OK, Julien, toi, tu restes ici, moi je vais faire l’autre queue et toi, Cyril, viens avec moi : tu vas servir de relais ! Viens voir où je suis et tu nous serviras à communiquer en faisant l’aller-retour ! Héhéhé quelle organisation ! C’en est limite impressionnant ! ».

 

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Une petite vue du DownTown quand on se fait chier dans la file d'attente...

 

 

Et c’est ainsi que Cyril et moi laissons le pauvr’ Julien pour retourner à l’Ouest du parc, jusqu’à une espèce de petite forteresse à l’intérieur de laquelle se trouvent les caisses. Je commence à faire la queue qui, à vue d’œil, paraît bien plus courte que la précédente. Cyril va me tenir compagnie un moment avant de retourner voir Julien. Il s’occupera, comme convenu, de faire le relais de communication. Et c’est parti pour 15 min d’attente… puis 30… puis 45… Pfffff, la queue est peut-être bien plus petite mais elle reste bien longue. On avance tellement lentement ! 50, 55, 60 minutes. Déjà une heure dans cette maudite queue ! Tout ça pour faire le tour de la forteresse ! Et la caisse n’est toujours pas à portée de vue ! Arghhhh, j’enrage ! Au bout d’1h20, je commence à devenir fou ! Ça avance tellement lentement ! C’est incroyable qu’une attraction comme la Statue de la Liberté soit aussi mal gérée ! 1h30 d’attente. Cyril revient me voir suite à l’une de ses multiples allées et venues pour me dire que Julien approche des quais : je regarde alors dans la direction : ah oui merde ! Je le vois ! Julien va bientôt passer près de nous ! Merde, je suis encore loin d’avoir acheté les tickets et de son côté, il va arriver en bout de file ! « Cyril, va dire à Julien de NE SURTOUT PAS abandonner la queue ! SOUS AUCUN PRETEXTE ! Quitte à ce qu’il laisse passer des gens devant lui ! Il ne faut surtout pas recommencer cette putain de queue ! »

 

1h35, 1h40 d’attente : la queue avance jusqu’à l’entrée de la forteresse : ouf, me voici à l’intérieur maintenant. Et d’un coup, tout s’accélère : la file se divise en deux et je comprends très vite ce qu’il se passe : jusqu’à présent, seule une caisse était ouverte ! ?!? Ils viennent de comprendre que le temps d’attente était trop long et ils se décident enfin à en ouvrir une seconde ! Je vais finalement obtenir 3 tickets pour le pack Liberty Island et Ellis Island. Impossible par contre de visiter l’intérieur de la Statue : c’est déjà complet. Je quitte enfin la file avec les tickets en poche. Je regarde ceux qui, désespérés, doivent recommencer à faire 1h30 d’attente pour prendre le ferry ! Dur ! Je cours en direction du lieu d’embarquement et j’y retrouve Cyril et Julien patientant sur le côté. Apparemment, ils ont essayé de négocier avec un mec du personnel car à ma vue et surtout celle des tickets, ils nous laissent passer jusqu’à l’entrée d’une tente : l’intérieur est quasiment le même que celle de l’ONU : c’est un sas de sécurité identique à ceux des aéroports.

 

Puis nous embarquons tous les trois sur le ferry et montons immédiatement au sommet pour une meilleure vue de la baie. Quelques minutes plus tard, le ferry quitte le quai et nous pouvons désormais observer les loooongues files d’un autre angle de vue. Mais là n’est pas le principal : tandis que nous nous éloignons de plus en plus, une vue impressionnante des buildings s’offre à nous. Il est maintenant l’heure de faire de belles photos ! La baie de Manhattan comme on la voit souvent à la télé, au ras de l’eau, la skyline comme on l’appelle ! Mon Dieu, c’est impressionnant de voir ça de ses propres yeux ! Le temps est splendide et nous avons eu raison de reporter cette excursion plusieurs jours d’affilé.

 

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Une jolie vue de Manhattan telle que nous les montrent les séries américaines

 

Mais pendant que nous nous éloignons du DownTown, nous nous rapprochons de Liberty Island jusqu’à passer devant elle : l’heure de prendre une multitude de photos de cette statue si célèbre. Après avoir vue le modèle miniature de Paris, me voici enfin devant sa grande sœur ! Majestueuse grande sœur ! Bizarrement, je l’imaginais plus grande. Mais cela n’altère en aucun cas sa beauté !

 

Le ferry arrive enfin sur le quai de Liberty Island où nous pouvons débarquer. Comme tous les touristes ici présents, nous marchons jusqu’à faire le tour de la statue. Quelques Français vont même nous aider à prendre quelques photos ! Quand j’y pense, c’est fou le nombre de Français que nous rencontrons sur New York ! C’est fou comme ils voyagent ces Français ! On dirait pas comme ça lol ! Cette fois-ci, on les a bien étonnés quand ils nous ont demandé de quel coin de France nous venions d’arriver : « Euh pas de France, mais de Toronto ! Oui Messieurs Dames ! ».

 

Des photos, des photos et encore des photos. Ma carte mémoire commence sérieusement à se remplir. Cette statue est vraiment magnifique ! Et puis quelque part, on doit l’admettre : c’est agréable de se dire que ce sont des Français (Bartholdi et Eiffel) qui ont réalisé cette œuvre ! Une certaine fierté se dégage en la regardant (on peut être fier sans pour autant être chauvin). Puis, après un certain moment à la contempler, il est temps de reprendre le ferry et continuer notre balade jusqu’à Ellis Island, l’île à proximité de Liberty Island. Le bateau nous y déposera assez rapidement et nous voici devant le bâtiment chargé d’histoire : c’est ici en effet qu’a eu lieu l’accueil (ou le renvoi) de milliers d’immigrants venus essentiellement d’Europe en vue du rêve américain. Tout ça à la fin du XIXème siècle jusqu’en 1954. Nous rentrons dans le bâtiment qui constitue l’île : il s’agit en fait d’un musée retraçant les principales étapes de l’immigration du début du XXème siècle. C’est vraiment passionnant de marcher là où, il y a des décennies de ça, se jouait le sort de milliers d’hommes désireux d’échapper à leur misère et espérant que l’Amérique leur apportera la gloire et la fortune (mais est-ce que les motivations ont changé depuis ce temps ?).

 

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Et ouais, croyez-moi, je ne pensais pas faire une telle photo un jour... Qui a dit que c'est un montage ?

 

 

La ballade du musée va durer un bon petit moment, au beau milieu de l’après-midi. Seulement, trois choses vont nous précipiter à partir :

 

1) On en a marre d’être debout depuis qu’on a commencé les files d’attente du matin

 

2) On a encore d’autres choses à faire sur New York et la nuit va vite tomber

 

3) On a faiiiiiiiiiiiiiiiim !!!!! Encore rien mangé à part un rapide petit dej’ ! Arghhhhhh !

 

Nous rembarquons sur le ferry qui va nous ramener doucement mais sûrement à Manhattan. Nous quittons Battery Park pour prendre un bus direction… le pont de Brooklyn. Oui, après Harlem, il est temps pour nous d’aller visiter cet autre quartier célèbre de New York. Et tant qu’à faire, autant y aller à pied en traversant le pont qui traverse l’Hubson River. Mais avant cela, place à la bouffe ! Bon, vu le temps imparti, nous allons nous contenter d’un McDo ! Et oui, c’est très important de comparer les McDo français avec ceux de nos homologues américains ! ^^

 

Nos sacs McDo à la main, nous attendons le bus qui va nous emmener directement jusqu’au pont de Brooklyn. Argh, je ne peux pas attendre et je commence à manger dans la rue… puis dans le bus… et enfin, nous nous poserons dans un petit square au bord d’une rue pour finir notre repas. Il fait super froid dehors et les gens nous regardent étrangement : bizarre ces 3 gars qui bouffent dans cet endroit en plein hiver, seuls, à la nuit tombante !

 

Une fois le repas achevé, il nous suffit de lever les yeux vers le Sud : le pont se dresse magistralement devant nous. Il va être difficile pour moi de faire beaucoup de photos : ma carte mémoire d’appareil photo est pleine. Grrrrrr. Nous nous approchons de ce pont et empruntons le chemin pour touristes. Ce pont est un vrai labyrinthe : des routes de partout, des voitures dans tous les sens… et puis soudainement, des escaliers qui nous emmènent au-dessus des voies, au centre de l’armature : une voie pour piétons et cyclistes s’étend jusqu’à Brooklyn.

 

C’est parti pour 2 kilomètres de marche : nous sommes loin d’être les seuls ici. Il va nous falloir une bonne demi-heure pour parcourir tranquillement l’un des plus vieux ponts suspendus des Etats-Unis. La nuit est descendue très vite et nous avons la possibilité d’admirer une des plus belles vues de Manhattan : les buildings au loin sont, pour la plupart, complètement illuminés, les voitures en contrebas nous paraissent si distantes et l’architecture du pont nous rappelle à quel point nous ne sommes que des fourmis dans cette grande ville.

 

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Petit aperçu de Manhattan à partir du pont de Brooklyn 

 

Après un long moment de marche (sans pouvoir prendre de photos snif), nous voici arrivés au bout de la traversée. Cela dit, contrairement à ce qu’on a vécu à Harlem la veille, il n’y a pas grand-chose à voir. Je ne sais pas si nous avons été au bon endroit mais en suivant la rue où tous les arrêts de métro convergent, nous n’avons trouvé que des immeubles résidentiels et quelques magasins.

Las, nous réalisons que nous marchons (ou faisons la queue) depuis plusieurs heures et la fatigue se fait réellement sentir. Après un petit moment passé dans Brooklyn et voyant que rien ne pourra être fait à cette heure avancée de l’après-midi, nous décidons de retourner dans Manhattan, jusqu’à notre hôtel.

 

Une fois de retour dans notre chambre, nous découvrons la présence d’un nouveau venu : il s’appelle Lucas et est australien. Ah ben tiens, encore un autre ! C’est le 3ème dans cette chambre ! Nous avions précédemment 2 filles que nous ne connaissons à peine et c’est justement à ce moment de la journée que tout le monde va se retrouver : tout le monde se prépare pour sa soirée. Une des australiennes recherche un job de serveuse dans un bar et nous annonce qu’elle a 30 min de retard pour son entretien… Euh bah si tu cherchais vraiment un job, tu te démerderais pour être à l’heure ! En même temps, elle n’a pas l’air bien dégourdi… ça fait déjà 2 mois qu’elle vit dans cette chambre à la recherche d’un job, la pauvre.

L’autre fille, elle n’est pas bavarde du tout ! Un autre gars a débarqué : c’est un Danois et il a l’air bien sympa quoique très distant. Lui aussi se prépare pour sa soirée en boîte. Enfin, on trouve Lucas (dont je viens de parler), l’Australien fraîchement débarqué : il semble encore plus sympathique que les autres et je commence à discuter avec lui, le temps que Julien et Cyril se préparent et se lavent.

 

Ces derniers ont, en effet, l’intention de sortir en boîte ce soir. Humm, très peu pour moi merci. Oui je sais, je ne devrais pas refuser : Cyril et Julien me l’ont expliqué mille fois lol. Mais demain est notre dernier jour à NY et si personne n’est capable de réveiller les autres, alors on va clairement perdre notre journée. De plus, je suis vraiment mort de fatigue et il me faut dormir urgemment : les derniers jours ont été très fatigants et mouvementés.

Alors voici le plan pour ce soir : nous allons manger tous les 3 dans un resto sans Emi ni Mutsumi qui font leurs trucs de leur côté. Puis nous nous séparerons : moi, retour à l’hôtel et les deux autres compères en boîte.

 

Hop, nous voici en route vers le West Village et Greenwich. C’est un coin que nous n’avons pas encore visité. Je ne me souviens plus de la station où nous nous sommes arrêtés. En surface, nous empruntons une route au pif vers l’Est et arrivons devant le Washington Square… Malheureusement, les travaux apparents et la faim au ventre nous empêcheront de nous éterniser. Nous reprenons une rue à l’Ouest et retombons sur l’Avenue des Americas ! Certains restaurants nous paraissent très alléchants et nous décidons finalement d’opter pour ce petit mexicain en face de nous.

Nous y mangerons d’ailleurs très bien (rien de bien spécial : la soirée va se dérouler comme n’importe quel repas au resto). Puis vient alors le moment de nous séparer : Cyril et Julien me demandent encore une fois si je ne désire pas les rejoindre mais vu que je ne suis pas habillé pour l’occasion et que la fatigue se fait de plus en plus insistante, je vais finalement leur souhaiter une bonne soirée et vais rentrer tout seul comme un grand jusqu’à l’hôtel via le métro.

 

Une fois dans la chambre, je vais retrouver Lucas qui, seul, n’a pas bougé de toute la soirée. Au lieu d’aller me coucher directement, je vais donc commencer à papoter avec lui. Il a l’air vraiment cool. Et il semble surpris de mon vif intérêt pour l’Australie. Tu parles ! C’est un pays que je rêve de visiter ! Et tout ce que me dira Lucas ne pourra qu’amplifier mon envie ! Mouais ben avec tout ça, je vais pas me coucher tôt finalement ! L’autre Australienne (la timide) va entrer dans la chambre et implicitement, ça va un peu casser l’ambiance et tout le monde va aller dormir. J’entendrai dans la nuit Julien et Cyril rentrer et se coucher à tâtons.


PS : la mise en ligne de chaque article devient peu à peu un enfer avec cet hébergeur qui décide de changer l'administration quand bon lui semble ! ça devient vraiment pénible ! Désolé pour les problèmes de mise en forme, d'espace blanc rajouté, de taille de caractères, de taille de photos (pourquoi ces putains de photos 400x300 sont-elles réduites par l'opération du St-Esprit alors qu'il est clairement indiqué que la taille limite ne doit pas dépasser 400 pixels ! Quelle merde !).

 

Par Chris - Publié dans : Journal de bord
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Jeudi 27 décembre 2007 4 27 /12 /Déc /2007 16:17

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Alors autant le dire tout de suite : ma première nuit à New-York a été vraiment POU-RRIE ! Tout a commencé par « Oh putain, il faut trop chaud dans cette chambre à 8 ! ». En effet, le radiateur tournait à fond et dormir sans T-Shirt était vivement recommandé. Puis, au beau milieu de la nuit, un gars débarque dans la chambre, allume la lumière centrale (traduction : PAN, la lumière dans la gueule), gratte un truc à la fenêtre et s’en va en éteignant. A partir de ce moment-là, je vais avoir froid jusqu’au matin, me réveillant souvent à cause du froid qui se glisse sous mes draps. J’en saurai plus le matin venu : une des filles de la chambre est allée se plaindre de la chaleur insupportable et le gars de la maintenance n’a pas trouvé mieux que d’allumer la clim… qui se trouve être juste à mes pieds. De l’air très froid soulevait donc très bruyamment mes draps jusqu’au matin… mais pendant ce temps, le radiateur chauffait toujours à fond. Je me suis donc gelé une bonne partie de la nuit tandis que d’autres ont continué à crever de chaud ! C’est complètement stupide ! Bravo l’économie d’énergie new-yorkaise !

Pour enchaîner sur cette mésaventure : l’épreuve de la douche. Après cette nuit de merde, rien de mieux qu’une bonne douche chaude. Ahahaha, quel naïf je suis ! Je trouvais déjà bizarre que le Québécois (oui, un mec qui parle français dans notre chambre avec un drôle d’accent… pas de doute, il est Québécois) passe un temps fou dans la salle de bains de notre chambre (une salle de bains pour 8 si vous suivez). Lorsqu’arrive mon tour, je comprends : enfin, non, c’est plutôt le contraire : impossible de comprendre comment fonctionne cette douche ! 5 réelles minutes pour avoir de l’eau chaude, c’est long ! Au lieu de robinets « eau chaude » et « eau froide », on trouve une espèce de grosse boule qu’on peut tirer, pousser, tourner à gauche et à droite et incliner vers le haut, vers le bas, vers la gauche et vers la droite ! Je vais finalement comprendre que quoique je fasse, l’eau chaude sera rare : sans rien toucher, le débit et la température de l’eau vont changer aléatoirement… Sûrement dû aux autres chambres qui utilisent leur douche en même temps. Bref, un calvaire !

Je suis le premier levé et j’en profite pour réveiller Julien et Cyril. J’irai les attendre dans le hall/resto de l’hôtel, décoré évidemment à l’oriental. Puis, lorsque mes 2 compagnons descendront, nous quitterons la place, marcherons 10 secondes et… irons prendre notre petit dej’ dans le Starbucks du carrefour ! C’est le moment de réfléchir à ce que nous voulons faire aujourd’hui… Nous avons dit la veille au soir à Emi que nous irons faire un tour sur Liberty Island et elle a décidé de passer la journée complète avec son ami Mutsumi. Cela dit, il serait également intéressé de faire quelques visites touristiques de la ville via les multiples bus à toit découvert. Ces visites sont très intéressantes pour les touristes car les packages incluent des entrées pour certains monuments comme la statue de la Liberté. Autant acheter le package et économiser un maximum d’argent. Le seul hic de la journée, c’est la météo : il ne fait franchement pas beau aujourd’hui et c’est bien dommage. Je pense qu’il a dû pleuvoir toute la nuit.

Il nous faudra le petit dej’ pour décider de ce qu’on veut faire : retour sur Times Square et achat d’un package pour bus touristique avec l’entrée sur Liberty Island incluse. Arrivée à la station de métro de Times Square, horreur : il pleut averse, le genre d’averse qui vous prévient tout de suite : « Vous, inutile d’aller passer votre matinée sur le toit découvert d’un bus à vous prendre la flotte sans bouger et à tomber malade ! ». J’avoue que je m’attendais à mieux pour découvrir New York. Nous passons tout de même devant les stands où de nombreux marchands ambulants essayent d’accrocher les touristes pour leur vendre des places à bord des bus. Mais à ma grande surprise, je constate que la file d’attente est immense malgré la pluie qui s’acharne sur la ville ! Je ne pensais pas qu’autant de touristes souhaiteraient se balader en bus dans de pareilles conditions ! C’est sûrement la magie de NY ! Enfin, bon, magie peut-être mais elle a des limites ! Un marchand nous accoste et commence à nous proposer des places : nous faisons les naïfs et commençons à discuter des prix alors que tout avait été préalablement étudié durant le petit dej’. Le mec comprend qu’on est français et se met alors à nous parler dans notre langue, avec un fort accent africain. On lui dit que si la file d’attente est d’une ou deux heures sous la pluie pour prendre un bus, ça sera sans nous. Le mec riposte en nous disant que cet arrêt n’est pas le premier sur le parcours et qu’il nous faut monter plus au Nord pour récupérer le début de l’itinéraire avec moins d’attente. Ici, les bus arrivent complets et personne ne descend. D’où la file d’attente. Entre temps, nous serons dérangés deux fois : la 1ère par un couple qui veut nous revendre leurs places : ils n’en peuvent plus d’attendre ! Le marchand fait la gueule et crie scandale : c’est parfaitement illégal de revendre des places au black et pour moins cher ! Le couple s’en va très mécontent. La seconde fois, c’est un mec qui me coupe la parole immédiatement : « Non Monsieur, n’achetez pas de billets ! Ce sont des voleurs ! Ça fait une heure que j’attends et j’ai payé $300 pour toute ma famille pour RIEN ! On ne peut prendre aucun bus ! N’achetez surtout pas ! ». Ah ben ça met direct l’ambiance ! Le marchand nous confirme qu’il nous faut aller plus au Nord. OK bah allons voir ça dans ce cas. Nous remercions le marchand et partons.

Ce dernier nous arrête immédiatement : « Hé ! Et ma commission alors ? ».
Moi : « Je vous demande pardon ? »
Marchand : « Je vous ai conseillé le meilleur endroit pour prendre le bus et vous allez prendre votre billet auprès d’un autre marchand ! C’est injuste ! J’ai passé beaucoup de temps avec vous car vous étiez sympa ! ».
A ma grande surprise, je vois alors Cyril s’avancer, prêt à lui acheter 3 places.

Moi : « Oh la la, STOP ! On s’arrête tout de suite ! Cyril, on n’achète pas ! Il est hors de question d’acheter nos places ici ! Allons d’abord voir au Nord s’il y a moins de queue ! (le marchand fait alors la gueule) Car vous nous conseillez d’aller là-bas mais vous dites sûrement la même chose à tous les clients ! Comme ça, ça sera le même problème là-bas ! Et moi, j’achète pas sans voir à l’avance comment ça se présente ! Merci pour votre temps passé mais ciao ! ».

Nous partons ainsi au Nord et tout en marchant, je me surprends encore de mon attitude : j’ai remballé ce mec avec une telle aisance ! J’étais complètement insensible à toutes ses flatteries sur la solidarité entre francophones ou sur notre sympathie. Je l’ai envoyé chier comme il fallait, cet escroc ! C’était si bon ! Lol. Le truc puait l’arnaque depuis le départ, c’était évident !

La pluie continue à tomber. Les parapluies que Julien et moi avons achetés à la sortie du métro pour seulement $1 sont vraiment très utiles ! En plus, avec de tels accessoires, on se fait passer aisément pour de vrais New-yorkais héhéhé. Nous arrivons à l’endroit où le circuit touristique devrait commencer. Il y a beaucoup moins de queue mais cette histoire avec le marchand nous a bien refroidi. A cela s’ajoute la météo. Bref, nous n’avons plus beaucoup envie de cette balade en bus. Nous allons également abandonner la visite de Liberty Island pour aujourd’hui ! C’est Emi qui va être contente quand elle saura qu’on l’a encore repoussée lol ! Il nous faut un plan B et tout de suite ! Réfléchissons à ce qu’on peut faire un jour de pluie sur New York ! Il doit bien y avoir une multitude de choses à visiter ! Après tout, c’est New York !

Après quelques minutes à regarder le plan de la ville, la décision est prise à l’unanimité : allons visiter l’ONU ! On sera à l’abri de la pluie. De plus, le meilleur moyen d’y aller est de prendre… le bus ! Ainsi, au lieu de prendre un bus touristique et payer pour un package complet, nous allons prendre le bus standard…. gratuitement (le weekly pass, c’est bien pratique) ! Et comme j’ai toujours une façon de voir les choses de manière positive dans ces cas-là : ça nous permettra également de découvrir un peu plus la vie de tous les jours ici en prenant les mêmes bus que les New-yorkais.

Où se trouve le siège de l’ONU ? Il est situé sur la 42ème rue et la 1ère Avenue. En prenant le bus de la 50ème rue, on arrivera pile poil devant la porte d’après la carte. Et où sommes nous actuellement ? Sur la 49ème ? Ah ben parfait : attendons le bus là-bas à 50 mètres ! Ce dernier ne tardera pas et nous voici bientôt en route, à parcourir Manhattan d’Ouest en Est. OK, personne n’est là pour nous faire le guide et nous raconter quelques anecdotes sur les monuments alentours. Qu’à cela ne tienne ! C’est moi qui m’en chargerai ! Avec le plan sous les yeux, je ferai une espèce de visite guidée à mes camarades. Tout ce que je ne saurai pas… eh bien, je l’inventerai héhéhé !

Nous arrivons rapidement devant l’ONU (« Organisation des Nations Unies » pour les incultes)… Petite anecdote au passage : nous verrons sous nos yeux ébahis un mec sortir de sa grosse bagnole durant le feux tricolore pour aller insulter (voire frapper ?) le chauffeur de taxi qui vient de lui klaxonner ! Oh putain ! Ça n’est vraiment pas des légendes ce qu’on voit dans les films ! C’est hallucinant ! (J’ai filmé ce mec avec mon appareil photo… on va dire « discrètement » au cas où il se mette ensuite à me courir après…).

 
 
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A l'entrée de l'ONU, il est clairement expliqué que les armes sont interdites ! On ne rigole pas !


Nous entrons dans la cour extérieure de l’ONU, prenons quelques photos, croisons quelques français et entrons dans la tente de la sécurité. Tout le monde va être fouillé comme aux aéroports. A partir de ce point, il est bon de signaler que nous ne sommes plus sur le territoire américain ! Nous sommes sur un territoire international ! Je suis assez curieux de visiter ces lieux… car j’ai eu l’occasion de faire de même avec le siège de Genève, il y a quelques années. Nous achetons nos billets pour la prochaine visite et attendons notre tour une bonne demi-heure. Puis vient alors notre tour et une dizaine de personnes se réunit autour de notre guide anglophone. Cette femme est très sympathique et va nous apprendre pas mal de choses. Dommage qu’elle aille si vite mais j’imagine que c’est pour tout le monde pareil. Nous allons parcourir de soi-disant célèbres peintures et visiter le conseil de tutelle et le conseil économique et social avant de finir le parcours par le grand dôme qui contient cette immense salle où tous les présidents des Nations membres viennent se réunir pour discuter des problèmes mondiaux courants entre Septembre et Décembre (je sais pas trop pourquoi ils se réunissent à ces moments-là précis). Une des salles ne pourra pas être visitée à cause d’un évènement urgent imprévu : l’assassinat d’une femme pakistanaise très importante dont j’ai oublié le nom. Un conseil d’urgence s’est rassemblé pour discuter de tout ça et nous pouvons les voir en vidéo (sans le son bien entendu) au-dessus de la porte de ce conseil. La visite permettra également la visite de restes d’Hiroshima suite au bombardement de la 2nde guerre mondiale : on trouve des vestiges qui a survécu aux radiations et à la puissante chaleur : des morceaux de bouteille fondus, des bouts de tissus appartenant vraisemblablement à des enfants et même une statue en pierre dont l’arrière est incrusté d’impacts de projectiles soufflés par l’explosion. Un grand moment d’Histoire que nous révèlent ces artefacts ! Nous terminerons par la visite de cadeaux offerts par certaines Nations tel que ce village miniature chinois fait d’ivoire (avant l’interdiction du trafic évidemment) ou cet immense bateau de je ne sais plus quelle origine.

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Une des plus grandes salles de réunion de l'ONU à New-York


Nous sortons de la visite très enchantés… d’autant plus que la pluie a cessé ! Coool ! L’après-midi est déjà avancé et il commence à faire faim ! Nous reprenons un bus jusqu’au cœur de Manhattan puis devant l’étendue des embouteillages, nous décidons de finir à pied. L’objectif serait maintenant de trouver un fast-food à proximité car nous mourrons de faim. Et aussi curieux que cela puisse paraître, impossible d’en trouver autour de nous ! C’est toujours comme ça : on passe devant des restaurants toute la journée et c’est au moment où on a faim qu’on ne trouve que des magasins de fringues ! Absolument rien d’autre ! On va ainsi marcher 30 min dans ce qui se révèle être les plus prestigieuses rues de Manhattan avec les plus magasins de luxe. Mouais, c’est mal tombé : c’est pas ici où il fait bon de manger ! Ça risque de coûter très très cher !

On va marcher, marcher et encore marcher… Chaque fois qu’on change de rue en se disant « OK, cette fois, c’est la bonne ! » et bien non, ça foire encore. Les estomacs crient famine et toujours rien à se mettre sous la dent. Puis, au détour d’une petite rue sans prétention, un petit fast-food qui paye pas de mine : nous entrons et les lieux se révèlent plus accueillants que de l’extérieur. Le gérant prépare lui-même les hamburgers et j’ai même relevé le petit détail du « changement de gants en plastique après avoir touché de la monnaie et/ou le téléphone », signe de bonne hygiène héhéhé. Faudrait que je le recommande au guide du routard ! ;)

Après un bon repas bien mérité, il est temps de continuer notre aventure : le temps est meilleur que ce matin mais de toute évidence, il est encore trop tard pour aller à la statue de la Liberté aujourd’hui. Nous quittons le restaurant et partons vers l’Ouest en direction de Broadway. Bon, nous voulions faire ce matin les itinéraires touristiques à notre façon : nous n’avons qu’à continuer. Place cette fois-ci à Harlem, quartier au Nord de Manhattan bien connu pour sa forte proportion d’Afro-Américains : un endroit où il faisait peut-être pas bien bon de se balader il y a quelques décennies mais y paraît que la criminalité a baissé depuis plusieurs années. Allons voir ça de plus près ! J’ai toujours en tête ces maudits clichés de film américains caractérisés par une pauvreté et des immeubles délabrés… Encore des préjugés à supprimer ! C’est apparemment davantage au Nord, dans le Bronx, que les touristes blancs évitent (à juste titre ? Je ne le saurai jamais) de se balader.

Nous prenons le bus 10 sur Central Park W et entamons un long trajet de plus de 30-45 min : c’est que Manhattan est très grand et les bus, très lents. La nuit tombe rapidement en ce début d’hiver. Il fait déjà nuit et franchement, je commence à me demander où l’on va atterrir. Disons que les personnes qui nous entourent dans le bus nous donnent un avant-goût un peu bizarre… Surtout le mec devant nous qui répète des mots incompréhensibles… Déjà, nous sommes les seuls blancs et on sent à des kilomètres que nous sommes 3 touristes avec sûrement du liquide sur nous… Pas de quoi se sentir en sécurité. Une grosse bonne femme n’arrête pas de hurler au téléphone : c’est insupportable… J’ai hâte de descendre de ce bus toutefois sans trop vraiment savoir où l’on va mettre les pieds ! Cyril et Julien me font confiance pour les trajets et les directions. Bon, il se trouve que tous ces « a priori » seront infondés et le peu d’Harlem que nous avons visité est un endroit très sympathique à voir.

Nous débarquons sur le Martin Luther King Blvd, probablement la rue la plus fréquentée d’Harlem : il ne nous suffira que de quelques dizaines de mètres pour tomber nez à nez avec l’Apollo Theater, une salle de concert très célèbre notamment en tant que symbole de la musique noire américaine dans les années 1940. D’ailleurs, James Brown ou Aretha Franklin sont venus y chanter. Nous continuons notre balade en longeant de nombreuses boutiques de fringues très propres à la culture black et rappeurs. Nous avançons encore et mon plan de New York ne m’indique plus aucun monument ou lieu célèbre à visiter. S’il y en a un dans les parages, nous l’avons raté. De toute façon, il s’agit plus ici d’une balade dans les rues histoire de découvrir la façon de vivre, de s’incruster dans la vie d’ici le temps d’une heure et de pouvoir dire plus tard « On a été à Harlem ! ». ;D

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Un petit ciné pour prouver qu'on a bien été à Harlem ^^


Lorsque les lieux deviendront touristiquement moins intéressants, Julien proposera de rebrousser chemin histoire de faire un peu shopping. En ce qui me concerne, je suis sûr de ne rien trouver à mon goût mais Julien, ce qui l’attire, ce sont les fringues d’Harlem introuvables ailleurs qu’ici ! Nous allons donc l’accompagner dans des boutiques qui s’avèreront être quasiment toutes identiques : elles sont toutes construites sur le même moule et ne proposent que le même genre de produits : des T-Shirts pour rappeurs qui tombent jusqu’aux genoux, des chaussures un peu voire même très très colorées ou d’épais bombers avec des textes tagués ou avec le ‘H’ de Harlem.

Puis au bout d’un petit moment, nous prenons la direction du métro le plus proche : il est temps d’appeler Emi pour fixer un point de RDV pour passer la soirée ensemble… et arriver cette fois-ci à temps ! Nous donnons RDV à la station Spring St. En tenant compte de la distance, il nous faudra une bonne demi-heure pour y arriver. Une demi-heure plus tard, comme prévu, nous sortons dans la rue et… pas de fille en vue. Argh, je déteste les gens en retard ! (lol, comme si je pouvais me permettre de dire ça !) :D

Emi et Mutsumi nous rejoignent peu de temps après. Elles sont de très bonne humeur après leur après-midi shopping et après avoir assisté à une comédie musicale. Bon, par contre, on annonce à Emi qu’une fois de plus, nous ne sommes pas allés à la Statue de la Liberté ce matin pour cause de mauvais temps et que nous allons le reporter à demain si la météo nous le permet. « Bon, qu’est-ce qu’on mange alors ce soir ? ». Nous avions préalablement murmuré l’idée d’un resto italien dans Little Italy et tout le monde paraissait d’accord. C’est pour cela que nous nous sommes donnés RDV sur Spring St : ça n’est pas bien loin à pied. Nous commençons à marcher tout en suivant plus ou moins Mutsumi. Cependant, la rencontre et la soirée passée avec cette fille hier m’ont appris quelque chose : elle connaît New York presque autant que nous ! A savoir pas grand-chose ! Quand nous la suivons, on s’aperçoit que ça n’est pas la bonne direction ou qu’il faut rebrousser chemin ou alors… elle sait pas ! Bon, après 2 mois sur New York, je ne lui demande pas de tout savoir mais vraiment, elle ne connaît rien ! C’est fort dommage pour elle de passer plusieurs mois dans cette ville sans réellement en pratiquer la langue (je suis sûr qu’elle parle plus japonais qu’anglais) ni découvrir les lieux.
Bien entendu, je dis tout ça sans aucune méchanceté : cette fille est très gentille et amusante.

Finalement, plutôt que de la laisser mener la troupe vers Little Italy, je vais prendre les devants et me fier à mon plan de NYC. Nous arrivons à un carrefour et j’avoue que j’hésite maintenant : nous sommes à la fois tout proche de ChinaTown et Little Italy : le choix est difficile : si on tombe sur ChinaTown, on va encore manger chinois lol ! 2 choix possibles : continuer tout droit vers ces rues un peu désertes ou tourner à droite vers la lumière d’une multitude de guirlandes électriques de Noël et vers un quartier apparemment très vivant.

Mutsumi nous indique que cette direction mène droit sur ChinaTown et qu’il vaut mieux continuer vers la rue sombre. Mouais… bon, vu que Mutsumi propose d’aller dans cette direction, allons plutôt dans l’autre ! Héhéhé. Nous arrivons ainsi dans la rue très animée et décorée aux couleurs de Noël. En gros, sur les énormes guirlandes qui surplombent la route, on peut aisément lire « Welcome to Little Italy ». Ah ouais ok : c’était vachement ChinaTown ! Comment peut-on se tromper quand c’est écrit en gros de partout ???? Cette fille me fait penser à Denise qui a un sens profond de l’orientation (sic). :D

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Bon, on le voit pas bien en vert mais c'est écrit "Welcome to Little Italy"


Nous voici donc dans la rue souhaitée : des dizaines de restaurants italiens et pizzerias nous attendent. Nous en choisirons une en fonction des prix et le gars de l’accueil va nous faire poireauter bien 15 min à l’entrée le temps qu’une table se libère… Et avec en prime, toutes les 2 minutes « Patientez encore un peu svp, les gens de la table là-bas s’apprêtent à partir ! ». Que dire de la suite de la soirée ? Un bon repas dans un cliché de l’Italie (c’est ça qu’est bon !), une balade dans les magasins de souvenirs, un petit détour vers le quartier Chinois (qui s’avérait un peu triste une fois les restos et boutiques fermés), un retour au métro puis à l’hôtel pour une nouvelle nuit qui, je l’espère, se passera mieux que la précédente ! Je vais d’ailleurs changer de lit : les chinoises ayant quitté les lieux.

Pour la petite anecdote : je vais profiter d’aller dans le magasin de souvenirs pour continuer ma collection de magnets, les aimants que je récupère dans chaque ville que je visite. New York était bien entendu une étape obligatoire dans la collection ! Et puis comment ne pas acheter cet autre magnet pour l’offrir à Sandro et portant le message : « Non seulement je suis parfait mais je suis également italien ! ». Pffffff, c’est idéal pour lui ! Je vais bien pouvoir me foutre de lui à mon retour sur Toronto !


Par Chris - Publié dans : Journal de bord
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Mercredi 26 décembre 2007 3 26 /12 /Déc /2007 14:43

TN-DSC06909.jpg Suite logique de la partie 1 (cf plus bas)

L’amie d’Emy arrive : elle s’appelle Mutsumi (oh Mon Dieu, faites que c’est bien ça… Julien, pardonne moi si je me trompe). Elle a l’air très sympathique. L’ennui avec cette fille, c’est que je vais mal comprendre son prénom et le prononcer incorrectement durant tout le voyage : impossible de corriger le tir même en sachant le vrai prénom : alors j’hésite entre Mutmusi, Mitsumi, Mimitsu… Je pense que c’est le premier alors gardons-le. On réalise qu’il se fait tard et qu’il est temps d’aller manger. Vu que les Japonaises semblent connaître le coin, nous allons les suivre jusqu’à un restaurant… bien entendu asiatique. Cela dit, c’est un très joli restaurant très bien décoré et à la nourriture très riche. Impossible de me souvenir de ce que j’ai commandé mais c’était très bon. J’ai eu l’occasion de discuter plus en détail avec les japonaises. Mutsumi est sur New-York depuis 2-3 mois mais a encore pas mal de difficultés à comprendre l’anglais. Elle travaille dans un resto japonais et vit dans un appart qu’elle a dégoté via des connaissances japonaises. Bref, elle ne sort pas de la sphère asiatique, ce que je peux aisément comprendre. Le problème, c’est qu’elle ne va pas facilement développer son anglais. En tout cas, c’est une fille très courageuse malgré son air un peu innocent et angélique : venir toute seule à New York sans même comprendre la langue… wouah ! Beaucoup ne le feraient pas !


Nous discutons du programme de l’après-midi et il nous est avis d’aller visiter la statue de la Liberté. Emy, l’ayant déjà vue lors de son précédent séjour, propose de nous séparer le temps de quelques heures : les filles au shopping et les garçons en visite. Pas de souci ! Nous nous séparons et vient alors l’heure pour les 3 gars de prendre le métro comme des grands. D’après les multiples plans que j’ai pu récupérer à droite à gauche, nous allons marcher jusqu’au Madison Square Garden pour rejoindre la ligne 1 qui descend jusqu’au sud de Manhattan. Là, nous sortons de la station « Station Island » pour longer la route jusqu’au petit parc qui borde l’Hubson (NDLR : un des cours d’eau qui délimite Manhattan… faut rappeler que c’est île !). Il s’agit du « Battery Park ». Quelques minutes de marche à regarder les ferry s’enfuir, la Statue de la Liberté pointant fièrement sa flamme au loin ainsi que les nombreux marchants de photos et de posters encadrés. Nous arrivons jusqu’au petit château, lieu d’achat des tickets, et commençons la file d’attente. Puis devant la lenteur de la queue, une pensée nous vient à l’esprit : « Bon, il est presque 15h… on en a peut-être pour une heure pour faire la queue, le ciel s’est couvert à nouveau et la nuit va vite tomber… ça n’est peut-être pas bien judicieux de vouloir visiter Liberty Island si tard dans la journée ». Cette opinion ne va faire qu’un tour et d’un avis général, nous abandonnons nos plans de la journée ! C’est Emi qui va être contente quand on va lui dire qu’on reviendra ici demain et qu’elle devra encore passer sa journée sans nous ! Nous quittons le parc et retournons dans cet agglomérat de buildings qu’est Manhattan. Les quartiers que nous allons maintenant visiter sont parmi les plus chics : il s’agit du Financial District ! Tout le monde a déjà vu au moins une fois dans sa vie des images de la baie de New York (sinon, bah regardez les Experts à New York ou Ugly Betty héhéhé) : nous voici à l’intérieur même de ce nid d’immeubles, aux rues curieusement encore lumineuses malgré l’absence de soleil, caché depuis bien longtemps derrière ces amas de fer. Nous marchons jusqu’à trouver un immense taureau en bronze le long de la route. Humm, tous ces touristes prenant des photos nous indiquent qu’il s’agit de quelque chose de célèbre. D’ailleurs, je le connais ce taureau mais je ne sais pas ce qu’il représente. Je ne saurai qu’un peu plus tard qu’il s’agit de l’emblème de Wall Street (plus exactement la tendance haussière des indices boursiers).

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"Attention derrière toi, c'est affreux !"


Après quelques photos, nous remontons encore un peu et tournons vers la droite : ça y est : nous voici dans la rue qu’on appelle simplement « Wall Street »… Rue beaucoup plus touristique que business. Davantage d’asiatiques avec appareil photo que d’hommes d’affaire en costard-cravate. Nous arrivons sur une petite place où il est impossible de rater la Bourse, décorée pour l’occasion en guirlandes électriques recouvrant l’intégralité des colonnes aux couleurs du drapeau américain. Quelques photos également de l’immense sapin de Noël et du musée de New York situé à proximité où nous découvrirons l’histoire rapidement résumée des Etats-Unis.

Nous continuons notre petit périple vers le Nord Ouest jusqu’à un terrain très dégagé au milieu des immeubles. Ce vaste terrain est complètement en travaux et de nombreux passants et touristes se trouvent à l’entrée d’un bâtiment au design d’une station de métro futuriste. Nous voici à Ground Zero, là où se situait le tristement célèbre World Trade Centre. Nous nous rapprochons pour prendre quelques photos et pour découvrir quelques expos montrant le look des prochains travaux. Cela fait très bizarre d’être ici. Je me souviens parfaitement de ce 11 Septembre 2001, où j’étais et ce que je faisais à ce moment là, chez moi, après les cours. J’avais regardé la télé comme tout le monde montrant les images des attentats. Cela faisait froid dans le dos.
Eh ben voilà : ça s’est passé ici, à mes pieds. C’est vraiment étrange de voir à quel point cet endroit représente beaucoup de choses maintenant. Quand je pense à l’immeuble d’en face : le Hilton… Ils ont dû avoir une grosse frayeur les clients ce jour-là !

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Julien & moi, les deux super-héros qui ont sauvé NY de... euuuuh... d'un cube de l'espace !


Nous remontons encore et encore la rue lorsque soudain nous réalisons une chose : ils nous faut retourner très vite à l’hôtel pour poser nos valises dans nos chambres avant que ces dernières soit réattribuées à d’autres. Nous quittons le Financial District par la station de métro la plus proche pour retourner sur la 103ème rue. Il va nous falloir un bon 3/4 d’heure pour arriver à destination et cela sera l’occasion de souffler un peu voire même commencer à s’endormir dans le wagon : je regarde Cyril et Julien, les yeux fermés en face de moi. La nuit précédente n’a vraiment pas été de bonne qualité dans le bus. Je commence moi aussi à sentir la fatigue de la journée dans les jambes et dans les paupières. NON ! Il faut qu’au moins une personne reste éveillée afin de ne pas rater notre arrêt de métro et se perdre dans les méandres du Bronx. J’arriverai tant bien que mal à rester les yeux ouverts tandis que Cyril et Julien se réveilleront peu de temps avant d’arriver.

Hop, nous revoici à l’accueil de notre hôtel : l’hôtesse nous annonce que les chambres sont disponibles. Malheureusement, il y a un hic. ?!? Notre réservation ne comprend que 2 personnes. QUOI ? MAIS C’EST IMPOSSIBLE ! D’ailleurs, je me souviens parfaitement de notre réservation : nous l’avions faite sur Internet chez moi à Toronto, tous les trois, dans mon salon ! Ah ben tiens, Julien a la très bonne idée de sortir une confirmation imprimée (très bonne idée de l’avoir imprimée) : on y voit bien nos 3 réservations pour une chambre de 4. La jeune hôtesse est confuse… Elle ne sait pas trop quoi faire… ça fait plaisir de lui balancer dans la gueule la preuve qu’elle a tort et qu’on a réservé comme il fallait héhéhé ! Une deuxième personne va venir l’assister et nous continuons à patienter. La fille nous demande alors si ça ne nous dérange pas d’être dans des chambres séparées. HEIN QUOI ? Bah si que ça nous dérange ! On a quand même choisi cet hôtel pour le prix et pour être ensemble dans la même chambre ! Qu’ils se démerdent à respecter leur engagement !

Bon, ils vont finalement nous trouver un compromis : nous allons pouvoir dormir tous les trois dans la même pièce mais au lieu de 4, ça sera une chambre de 8 lits ! Humm, nous allons bien essayer de négocier le prix des nuits mais rien à faire : quelque soit le nombre de lit, la nuit coûte le même prix dans tout l’hôtel… Dommage, ils auraient pu nous faire un prix en guise de dédommagement… Nous récupérons nos valises et un gars nous emmène jusqu’à notre chambre au deuxième étage. Effectivement : 8 lits superposés. Donc 5 déjà pris. Bon, ça ne nous laisse plus que ces 3 là : je vais finalement prendre celui près de la fenêtre au niveau supérieur. Je pose vite fait mes affaires et Julien et Cyril en font autant : il faut dire que nous sommes assez pressés : nous avons donné RDV à Emi et Mutsumi pour manger et nous sommes déjà en retard… Le lieu de RDV ? L’Empire State Building héhéhé. Il nous faut donc accélérer et minimiser notre retard…

Après l’étape de l’hôtel, nous retournons au métro et reprenons le trajet entrepris le matin même mais cette fois-ci, jusqu’au Madison Square Garden. Nous marchons d’un pas rapide le long d’une rue, en traversant quelques blocs jusqu’à la 5ème Avenue. Nous retrouvons Mutsumi et Emi. Cette dernière est relativement en colère : nous avons pas moins de 45 min de retard ! Elle nous reproche surtout de ne pas l’avoir avertie. Bah, de ce côté, ça n’est pas trop ma faute : je n’ai pas son numéro de téléphone, elle n’a pas le mien. A vrai dire, elle n’a que celui de Cyril dont le portable s’est révélé déchargé… C’est vraiment pas de chance… C’est la 2ème fois qu’Emi nous attend un long moment en moins de 24h !

Bon maintenant que tout le monde est là, nous pouvons partir à la recherche d’un bon petit restaurant. Comme je le craignais, Emi et Mutsumi proposent de manger japonais après le coréen de midi. Euhhh… disons que c’est bien gentil la cuisine asiatique mais il ne faut pas trop en abuser. Car je sais très bien comment ça va se passer : 1er jour à New-York et on mange asiatique deux fois… je sens que si on dit oui tout le temps, ça sera tous les jours pareil ! Julien et Cyril, eux s’en foutent : ils aiment ça et sont autant partants pour un japonais que pour autre chose… Ce qui me met dans une position un peu délicate : je deviens alors le chieur de service lol. Celui qui ouvre sa gueule et qui ne veut pas faire comme tout le monde ! Je n’ai absolument pas envie de passer pour un dictateur et imposer un certain type de restaurant aux autres… D’un autre côté, Emi et Mutsumi n’étaient initialement pas incluses dans notre séjour à trois… Faudrait pas non plus qu’elles décident en permanence des restos à essayer !

Mutsumi m’indique alors via le plan de la ville que les quartiers chinois, italiens et indiens sont relativement proches. Nous pouvons donc aller dans cette direction et discuter en route. OK. Nous prenons à nouveau un métro et sortons à je ne sais plus quelle station. Là, nous suivons aveuglement Mutsumi vers le quartier indien. Elle nous emmène alors dans une espèce de quartier sombre, bizarre… un peu à la limite du sordide… « Euuuuh, Mutsumi, tu es sûre que tu sais où on va ? Il n’y a aucun resto indien par ici… ». Bon on dirait qu’elle sait où elle va… D’un autre côté, humm, non, pas possible, elle ne ferait jamais ça… Se pourrait-il qu’elle nous fasse tourner en rond afin qu’on se décide à aller manger japonais ? J’avoue que cette impression m’a traversé l’esprit. Finalement, après quelques mauvaises directions, nous arrivons dans une rue où plusieurs restaurants indiens se juxtaposent continuellement. En voyant la carte de chacun, nous nous décidons finalement à essayer ce type de cuisine et rentrons dans un joli restaurant très décoré local : il y a même un musicien qui joue de cet instrument si caractéristique de la musique indienne (impossible de donner son nom). La lumière est tamisée et les serveurs nous trouvent une table ronde au fond de la salle. Humm, ça fait tellement de bien de se poser un peu après une telle journée de marche ! Nous allons ensuite passer commande et manger de délicieux plats indiens. Je vais même avoir du mal à tout finir (quelle surprise !). Nous ne prêterons même pas attention à cette fille, derrière Cyril, qui n’arrête pas de nous mater sans aucune discrétion. Est-ce parce qu’elle a compris qu’on parlait français entre nous ? Bah peu importe.

Nous allons passer le reste de la soirée ici jusqu’à ce qu’il soit temps de rentrer à l’hôtel. Il nous faut dormir un peu afin de profiter un maximum de la prochaine journée ! Nous quittons le restaurant tous les 5 et là, sale surprise : il pleut averse. Meeeerde. Ça va être pratique pour rejoindre le métro ! Bon, ben c’est parti, ne perdons pas de temps ! Nous marchons rapidement en évitant les flaques et arrivons à l’endroit désiré. Nous sommes complètement trempés après cette marche de 10 min. Nous prenons le métro tous ensemble et nous nous séparons au fur et à mesure. Mutsumi retourne chez elle, Emi à l’appart qu’elle a trouvé et nous 3, Cyril, Julien et moi, à notre hôtel.

Une fois arrivés à notre chambre, nous rencontrons une Australienne qui dort juste sous mon lit. Puis pendant que nous organisons nos affaires, deux filles asiatiques vont débarquer à leur tour. Ça n’est qu’une fois tous à moitié endormis que nous entendrons encore quelqu’un rentrer vers 0h-1h.
Je m’apprête à passer ma première nuit à New York !

Par Chris - Publié dans : Journal de bord
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Hello tout le monde et bienvenue sur mon blog... Blog sans prétention aucune qui va me permettre de donner des nouvelles de mon trip à Toronto. Enjoy !

BIENTOT LA FIN
26 Avril 2008

Bon, je sais : je suis de plus en plus à la bourre. OK, je suis rentré en France depuis quelques mois déjà... mais que les rares (mais néanmoins fidèles) lecteurs se rassurent : les derniers articles sont presque tous écrits et ça n'est plus qu'une question de temps avant de boucler l'aventure. Quelques péripéties sont encore à l'ordre du jour ! :D


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