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Flames to dust, lovers to friends
Why do all good things 
come to an end
Flames to dust, lovers to friends
Why do all good things 
come to an end
come to an end come to an
Why do all good things 
come to end?
come to an end come to an
Why do all good things 
come to an end?

Nelly Furtado - All good things

nellyFurtado.jpg










Feel the rain on your skin
No one else can feel it for you
Only you can let it in
No one else, no one else
Can speak the words on your lips
Drench yourself in words unspoken
Live your life with arms wide open
Today is where your book begins
The rest is still unwritten


Natasha Bedingfield - Unwritten

Mardi 23 janvier 2007 2 23 /01 /Jan /2007 16:47

J’ouvre les yeux : « hum, tiens, où est-ce que je suis ? » « Et c’est quoi ces ronflements ? ». Je regarde ma montre : 8h. Et là, tout me revient en mémoire : ah oui c vrai : j’ai franchi des milliers de kilomètres pour venir en free-style dans une ville que je ne connais pas !

Et c’est le téléphone en mode vibreur d’Andy, l’Américain, qui m’a réveillé ! Et je suis pas le seul : Joel aussi. Il commence à me parler, savoir si j’ai bien dormi… Et là, autant l’avouer tout de suite, commencer à parler anglais avant même de sortir du lit, c dur ! J’ai l’impression qu’une ancienne prof d’anglais vient me hanter (pas celle de l’IAE vu qu’elle était trop fictive) mais celle de la promo d’ingénieurs : Grace. Je l’imagine parfaitement entrer d’un coup dans la chambre en criant que le cours d’anglais a déjà commencé ! Heureusement, une bonne douche et tout revient dans l’ordre.

 

Je descends pour le petit dej’ : tout le monde a commencé : les 3 anglophones suivi d’un autre gars que je n’avais pas encore vu : c un canadien qui répond au nom de Bill. Il vient de Vancouver. Puis les 4 mecs s’en vont pour aller suivre leur stage : pour rappel, ils appartiennent tous à la même entreprise. Et ils sont là pour se perfectionner dans la réparation de carrosserie de voiture et dans la peinture. Il ne reste donc que Candy et moi. La coréenne a disparu : je saurai plus tard qu’elle est partie au beau milieu de la nuit. Je discute donc avec Candy et je m’aperçois que je comprends la plupart de ce qu’elle dit. Finalement, comprendre une australienne c pas difficile ! Elle me dit que c’est parce qu’avec des étrangers, elle parle moins vite qu’avec ses amis ! Bon dommage pour moi… Je pensais avoir progressé… Elle me parle de son pays, je lui fais part de mes connaissances : elle me donne vraiment envie de visiter l’Australie ! Et elle me dit que les français ne sont pas du tout mal vus là-bas !

Bon, c’est pas tout ça mais j’ai beaucoup de choses à faire aujourd’hui ! Pdt que Candy se prépare pour aller prendre le ferry et visiter une île sur le lac Ontario, moi je dois me concentrer sur l’ouverture d’un compte en banque. Plusieurs banques s’offrent à moi…

J’ai pas spécialement envie d’avoir mon compte dans ChinaTown. Je sais, c con mais voir toutes ses pancartes écrites en chinois de partout, ça me dissuade un peu. Donc je remonte la rue à pied, je parcours un petit quartier résidentiel désertique et j’arrive sur une artère : le croisement entre Spadina Avenue (prononcez Spydèna) et College Street.

Je tombe sur la banque RBC (Royal Bank of Canada) : allez zou, va pour celle-là ! J’ai entendu par certains qu’elle était pas trop trop mal. Allez, voyons de quoi je suis capable : vais-je savoir me faire comprendre et ouvrir un compte tout seul comme un grand ????

 

«Hi, I would like to open an account here». Le mec me demande alors mon passeport et en voyant mon Work Permit, il commence à dire n’importe quoi… Je comprends alors qu’il est emmerdé car il manque ma photo dessus. Ben alors ? Au service d’immigration, personne ne m’a dit d’en mettre une ! Bon, ça se finit par une prise de RDV l’après midi même à 14h. J’ai intérêt à lui apporter ma photo ! Quelle heure il est ? 11H ? Oh ben ça me laisse le temps d’aller visiter Toronto !

Mais pour cela, il me faut le « Weekly pass » pour prendre tous les transports en commun autant de fois que je veux dans la semaine. Heureusement que je suis arrivé un lundi car ils arrêtent d’en vendre le mardi ! En même temps, j’ai pas calé mon départ un lundi pour rien ! :D

Bien évidemment, mes traveller’s chèques, le mec, il n’en veut pas. Je lui lâche donc ses $20 en cash.

 

Maintenant, allez, c parti : direction… euh n’importe laquelle… Tiens allez, au sud : je vais m’arrêter à la station St Andrew pour voir ce que je peux y trouver. Chose dite, chose faite. Je sors à St Andrew et j’atterris dans une immense galerie souterraine. C’est le PATH. Là, des centaines de personnes déambulent dans tous les sens : ils sont pour la plupart en costard cravate et tailleur pour mesdames. Je saurai très vite ensuite que j’ai atterri dans le « Financial District ».

C’est incroyable : y’a des magasins de partout ! C’est une vraie ville underground ! Le guide du routard m’indique 10km de galeries, 1200 commerces et restaurant. C’est apparemment le plus grand complexe souterrain au monde (Guiness des records). Et pourtant, aucune extravagance, tout en simplicité. Je retrouve ici des McDo, des Burger Kings et autres. C’est le coin FastFoods des business men. De tte façon, il n’y a que ça à manger. Je continue dans la galerie, j’atterris dans un hall immense genre « siège social d’une immense banque ». Je sors du complexe et là… quelle surprise !

Moi qui aie choisi l’arrêt St Andrew au pif, j’aurais pas cru que je serais pile poil au beau milieu des gratte-ciel de Toronto ! C’est vraiment impressionnant ! J’ai même pas envie de compter les étages tellement y’en a ! Trop la flemme. Allez, zou, je prends qq photos histoire de vous les montrer un jour prochain. Puis je retourne à l’intérieur : je commence à avoir faim. Et si je gardais mes bonnes vieilles habitudes françaises ? Allez, direct au McDo !

 

Nickel pour passer la commande. Le hamburger est différent de celui en France… Il a le goût du 1er hamburger mangé quand j’étais petit ! Je sais pas comment l’expliquer mais ça m’a sauté aux yeux ! Comme si les suivants n’avaient plus eu le même goût ! Il faut aussi savoir que les Fast Foods ne sont que des comptoirs pour prendre commande. Pour aller manger, il faut aller au centre de l’espace où tous les fast foods se partagent les mêmes tables ! Il est donc possible de manger avec des amis sans pour autant manger les mêmes choses ! Bon ben pour l’occasion, je mange tout seul donc le problème ne s’impose pas ! Et puis, beaucoup de gens mangent tout seul ici. C’est curieux…

 

Après avoir mangé et flâné encore un peu, je m’aperçois que ma montre me dit qu’il est 13h et qu’il serait temps d’aller chercher ma photo d’identité avant le RDV à la banque (oui oui, elle dit tout ça ma montre !). Je franchis le PATH, remonte les galeries que j’ai fait au début, repasse devant le McDo, repasse au niveau du hall du siège social, refranchit les galeries, contourne certaines magasins que j’avais pas vu, repasse au niveau du hall, refranchit les galeries…

 

Oh putain ! C’est un vrai labyrinthe ici ! Quel bordel : impossible de retrouver St Andrew ! Trop de magasins, de couloirs, de séparations entre couloirs, de virages… Mêmes les plans ne m’aident pas ! Au bout d’un bon quart d’heure, j’arrive enfin dehors à l’air libre : il me faut donc repasser à pied sur Spadina Avenue. J’arrive sur China Town via Dundas Street. Je retrouve mon auberge… Il est 13h50 ! Plus que 10 min avant le RDV !!! Merde, je vais être à la bourre !

 

Ouf, voici mes photos, zou, je repars, je prends le street-car qui remonte Spadina Avenue et je descends à hauteur de College Street. Easy ! :D

J’entre dans la banque qui fait l’angle : il est 14h00 !!!! Quel pro !

 

Là, une chinoise va me servir dans son box pour m’expliquer tout plein de trucs. Elle parle doucement, elle est gentille ! Elle me fait signer qq papiers et me donne ma carte de crédit ! Eh oui ! 1er jour à Toronto et hop, j’ai déjà ma credit card ! Enfin elle est temporaire jusqu’à réception de la vraie la semaine suivante. Trop cool. J’en profite pour déposer tous mes travellers chèques inutiles (puisque personne ne les accepte) et hop, je retire un peu de liquide.

 

Bon maintenant, il est temps de s’occuper de mon NAS : Numéro d’Assuré Social. Je sais pas trop ce que c’est mais bon, c obligatoire pour avoir un job alors… J’ai cherché l’adresse du Canada Centre Machin Chose qui attribue les NAS (ou SAN en anglais) le matin donc c bon : je sais où c’est : direct dans la baie de Toronto.

Streetcar, aide moi à aller jusque là ! […] Merci bien : me voici arrivé sur Queens Quay West. Le centre doit être qq part par là, au numéro 135… Je passe, je passe, je passe : ah tiens, voici le 138. J’y suis bientôt ! Je continue, je passe une série d’immeubles sans porte… et j’arrive au 130 !

Euhhhhhh, sympa mais je fais comment moi ? En face c la baie avec un port et des bateaux de pêche. Il est où ce putain de centre ?

Après avoir tourné un peu partout, je décide que qq’un va me venir en aide. Et hop, je me jette sur la 1ère venue. Il se trouve que c’est une ravissante fille de mon age qui n’hésite pas à s’arrêter pour m’aider. Trop sympa ! Je lui explique l’histoire de l’immeuble sans porte, on repart en sens inverse… Effectivement pas de 135 entre le 130 et le 138… 

Et là, la fille me dit en anglais : « Ah ben tiens, j’habite pas loin, je peux demander à ma concierge ! »

Moi : « Yeah, why not, thanks ».

On discute, je devine que je suis français, elle me dit qu’elle est déjà allée en France et qu’elle adoooore ce pays ! Nous voici chez elle ! C’est loin d’être dégueu son immeuble. Pas de concierge. Je lui dis alors que c’est pas grave, j’ai l’adresse sur un site Internet, que je vais me demmerder une fois rentré à l’auberge, etc. Et là, elle m’explique qu’elle a Internet chez elle et que je peux monter chez elle si je veux.

Incroyable ! Une histoire pareille ne s’invente pas ! Elle a drôlement confiance la fille dis donc ! Elle invite le 1er venu à monter chez elle ! Et à ce moment là, une femme entre dans le hall de l’immeuble, la fille lui demande où se trouve le 135 et par (mal?)chance, elle sait où c’est. OK, merci pour tout. La fille veut m’accompagner pour me montrer où c’est mais bon, ça va, elle me pointe du doigt, je vois où c’est ! Je suis pas débile ! Je la remercie vivement ! Décidemment, les gens sont très sympas ici !

 

Je me dirige à l’endroit pointé… merde, je suis débile. Je trouve pas ! Par contre, je tombe sur une patinoire extérieure : c’est très joli à voir. Au passage, ah tiens, voici le 135 : ça y est : c’est un bâtiment sans étage planqué derrière des arbres.

Une fois dedans, on me donne mon NAS et hop, l’affaire est bouclée. Reste plus qu’à me balader un peu entre les buildings alentour.

 

En remontant Bay Street et avec l’aide du métro, j’arrive sur Bloor Street : ça tombe bien, le consulat de France est dans cette rue ! Ni une ni deux, je cherche le 130 Bloor Street West. Je tombe dessus : un immeuble bien classe. J’entre, je tombe sur un flic à l’accueil qui me regarde bizarrement. On dirait vraiment un cliché de ces buildings qu’on voit dans les films où le mec en uniforme attend à l’accueil. Là, il m’apprend que le consulat a déménagé au 2, Bloor Street East. Rahhhhh, pas envie de revenir sur mes pas ! Tant pis, j’irai demain ! Allez, zou, je suis mort, j’achète qq conneries pour ce soir et je rentre à l’auberge : d’ailleurs, il fait déjà nuit. Il doit être 17h30-18h.

 

Une fois à l’auberge, je tombe sur Joel qui vient juste d’arriver avec les autres. On discute un peu. On se raconte nos journées. Je me mets ensuite à l’écriture de ce présent journal. Je retrouve également une fois dans la cuisine Candy qui raconte à tous sa journée. Cool : j’ai presque tout compris ! Je raconte la mienne et tout le monde a l’air de me comprendre ! Par contre, l’Américain Andy, rien à faire : j’ai trop du mal !

A un moment de la soirée (après avoir mangé le reste de mon plat chinois de la veille), il me donne une carte de Toronto. Il m’explique qu’il l’avait acheté y’a qq temps mais que vu que j’en aurai plus besoin que lui, il me la file. Moi, j’y crois pas, je lui dis merci, c très gentil de sa part… Mais bon, je suis un peu gêné quand même. Et là, gros boulet que je suis, il voulait pas me la filer mais me la vendre !!!! J’allais partir avec la carte du genre « OK merci, c gentil, à tout à l’heure » et il me dit qu’il l’a acheté $6 mais que je peux lui donner ce que je veux. Bon, j’ai que $5 en pièce… ça fera l’affaire vu qu’il accepte. Sympa ce mec vu que j’ai essayé d’en trouver une sans succès dans le PATH. Je discute aussi avec Bill, le mec de Vancouver : son fils va aller sur Paris prochainement pour 3 jours. On parle un peu de ça, et d’autres choses. L’important, c’est de parler en anglais avec tout le monde ! J’apprends également que Candy va partir le lendemain matin pour poursuivre son tour du monde ! Dommage, c’était celle que je comprenais le mieux.

 

Ensuite, entre qq prises de photos, le glandage devant la télé (comprends rien à ce qu’ils disent dans NCIS) et qq discussions avec Jo (j’apprends qu’à 23ans, il a une petite fille de 5 mois), je m’aperçois que c déjà tard et qu’il est temps d’aller se pioter.

 

C’est parti : je me change et disparais dans mon lit : c’est la dernière fois de la journée qu’on me voit. Les autres font de même : autant qu’ils se couchent en même temps vu qu’ils partent en même temps le matin.

Par Chris - Publié dans : Journal de bord
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Lundi 22 janvier 2007 1 22 /01 /Jan /2007 06:11

Le grand départ – Partie 1


Eh voilà, ça y est : l’aventure commence enfin. Après plusieurs mois de préparation, et d’organisation, nous voici arrivés à la date du grand départ vers Toronto. Difficile à imaginer, je pense que je ne réalise pas encore. Enfin, si, ça commence à venir : j’écris actuellement ces mots à plusieurs centaines de kilomètres d’altitude à bord du Boeing 767 d’Air Canada qui m’emmène de l’autre côté de l’Atlantique. Je survole l’Océan, ou du moins, il me semble : ça ressemble plutôt à un Océan de coton, une immense mer de nuage jusqu’à perte de vue.

Pour rappeler les faits, le WE a été particulièrement speed. Il a fallu finir (euh non en fait, commencer et boucler) les valises, profiter au maximum des personnes qui me sont le plus cher et qui me manque déjà et espérer ne rien oublier. Dimanche soir, départ à Valence en gare TGV en petit comité et c’était pas plus mal. Je voyais mal le cliché « je cours après le train jusqu’au bout du quai » ! J’ai donc passé la nuit chez un pote de Paris où j’ai eu bien sûr quelques difficultés à dormir (peut-être dû à la somnolence passée dans le TGV).

Puis d’un coup, le réveil hurle le départ ! « Hein quoi ? déjà ? mais j’ai l’impression de m’être à peine endormi ! Ouh là, la journée va être très très longue ! ». Il est 7h. Hop, je m’habille, me lave vite fait, avale un truc à l’arrache  et c’est l’heure de partir. Je remercie Lionel de son hospitalité et c’est parti, direction la station de métro Opéra. Pas évident avec mon gros sac à dos de randonneur et 2-3 autres valises/sacs. Heureusement, le métro est vide : c’est qu’il n’est encore que 7h30 ! Paris dort ! Quelques arrêts de métro plus loin, je descends à l’Opéra ou m’attend la navette Roissybus qui… par le plus grand des hasards va m’emmener à Roissy – Charles de Gaule ! Au revoir Paris ! A la prochaine !

 

C’est parti pour 50 min de trajet. C’est que c pas gagné de sortir de Paris ! Quel bordel ! Même très tôt le matin ! Heureusement, je comate tellement que je vois pas le temps passer. Et d’un coup : « Nous arrivons à l’aéroport CdG »… « Quai 2A »… « Quai 2C »… Alors moi je dois aller où ? Merde, 1ère boulette : j’ai loupé le quai 2A ! Et pourtant, Lionel m’avait prévenu ! Tant pis, ça fait pas beaucoup à marcher. Me voici donc à présenter les bagages qui disparaissent aussitôt derrière le comptoir (aucun surpoids ! Yes !). Petite fouille de la police, du genre « sortez votre ordinateur, enlevez vos chaussures et votre ceinture, passez par le portique, récupérez vos affaires et bon voyage ! ».

 

Ah ben tiens, me voilà au quai d’embarquement A47. Il est même pas 9h30 ! Bon, ben c pas grave : je vais attendre jusqu’à 10h45, heure à laquelle on commence à embarquer dans l’avion au milieu de la zone Duty Free. A 11h, je passe enfin les dernières barrières vers l’avion. Allez, c’est pas encore trop tard : « Tu peux encore faire demi-tour ! ». Mouais mais dans ce cas, je vais le regretter toute ma vie ! Allez, on respire et on franchit le « tunnel » qui conduit à bord de l’avion.

 

Me voici maintenant dans le Boeing pour quelques heures… 8h45 pour être précis. Hop, je trouve ma place, côté hublot et y’a plus qu’à attendre le décollage. En tout cas, Air Canada, c vraiment le grand confort : y’a pas à se plaindre !

Vers 11h30, l’avion démarre et va se balader sur les pistes de l’aéroport, en attendant de trouver la bonne et en attendant son tour. Le commandant de bord nous parle brièvement avec un fort accent québécois (ça met direct dans l’ambiance) tandis que les hôtesses nous font la démonstration des masques à oxygène et des gilets de sauvetage… Tiens, pourquoi je pense alors à « Y’a-t-il un pilote dans l’avion ? » :D

Vers 11h55, nous sommes prêt, face à une looooooongue ligne droite… Au loin (pas si loin que ça), je vois les pauvres villages avec les maisonnettes et le clochet de l’église : les pauvres : être si prêt d’un aéroport, ça doit être invivable !

 

Ah tiens, on accélère ! Et très vite même ! Ça y est, c’est parti. Tout le monde a sa ceinture ! Et merde, mon appareil photo n’a plus de piles ! C’est tjrs dans les plus mauvais moments !!!!! Bon, c’est pas grave : y’a plus qu’à savourer le décollage. Au passage, une petite pensée pour Ness comme promis. Je tiens à signaler que c’est la 1ère fois que je prends un avion de ligne. C marrant : on dirait un manège ! Ça soulève un peu le cœur mais c pas gênant. Par contre, je pense à Stéphane et Alexandre : je suis persuadé qu’ils seraient déjà malades ! Lol.

 

Et voilà, on commence à voir les maisons toutes petites, les champs vus de haut. C’est impressionnant. C’est même magnifique : on commence à voler à la même hauteur que les nuages que j’ai passé ma vie à voir d’en bas. Et voila, on commence le voyage : l’avion amorce sa vitesse de croisière. Hop, c le moment où les charmantes hôtesses nous apportent à manger. C’est pas si mauvais (bœuf, purée, carottes, cookie) et en plus, lorsque j’ai demandé si y’aurait un autre service durant le vol, l’hôtesse a mal compris ce que j’ai dit et elle est revenu m’apporter… un 2ème plateau !!!! Elle pensait que j’étais affamé ! Y’a pas à dire : le service est irréprochable ! Bon maintenant qu’on a fini de survoler la terre ferme et que je suis rassasié, c’est le moment de me mater un petit film : car chaque fauteuil possède son propre écran perso où je vais pouvoir mater les films qui doivent encore être en salle actuellement ! Il est 13h passé.

 

Fin du film à 15h10 : on survole toujours un océan de coton. C vraiment magnifique  Et j’en profite pour rédiger ce 1er billet d’humeur ou plutôt ce 1er article. Je pense que je l’enverrai par mail avant de le foutre sur une page web/blog qu’il me reste à faire. A tous les coups, ça va me prendre trop de temps. Le trajet est encore loin d’être fini mais avec les films que j’ai à disposition, je ne devrai pas m’ennuyer. Et puis il va falloir que je dorme un peu car à faire la course avec le soleil, la journée va être très très longue.

 

A la prochaine.

ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ

 

 

Le grand départ – Partie 2 :

 

ZZZZZZZ – BROAAAAAAAAAAAAAAA !!!

?!? Hein quoi ? Qu’est-ce qu’il se passe ? Pourquoi ça bouge autant ? J’étais tranquillement en train de roupiller quand soudain l’avion rencontre une turbulence ! Ola, ça secoue pas mal quand même ! ça tremble, ça monte et ça descend de quelques mètres. Heureusement qu’on est pas à plusieurs centaines de mètres du sol, au beau milieu de l’Océan ! Hein quoi ? Ah si, on me fait signe que si !

 

Bon, c’est pas grave, on va attendre que ça passe. C marrant, je suis le seul à sourire ! Sûrement parce que j’imagine mon frère dans ce moment là : il aurait déjà utilisé le sac anti-vomitif de son fauteuil !

 

Ah tiens, ça y est : c passé : bon ben y’a plus qu’à regarder un autre film… Et pendant ce temps là, l’avion commence doucement mais sûrement à survoler la terre ferme, le Québec. Les champs sont minuscules, on distingue à peine les voitures sur les longues routes droites. Tout est blanc recouvert de neige !

 

Petit message du commandant de bord : nous approchons de Toronto et on allons amorcer notre descente. C’est à ce moment là qu’on commence à voir la zone résidentielle de Toronto : de vrais quartiers à la Wisteria Lane de Desperate Housewives ! Plein de petites maisonnettes complètement identiques (la neige sur les toits n’aide pas à les distinguer) dans une série de petits quartiers.

 

Et c’est parti : on descend petit à petit jusqu’à toucher la terre ferme. Welcome to Toronto !

Je descends donc de l’avion, suit les gens dans les couloirs de l’aéroport et après avoir pris une navette pour nous amener à l’intérieur de l’aéroport, je me retrouve devant un poste de police où tout le monde fait la queue. Allez, c’est parti : voici mon premier contact en anglais : sans problème. Le mec me pose des questions complètement « easy ». Je dois maintenant aller au service d’immigration : j’y trouve un autre agent de police qui me pose d’autres questions (mais décidemment, c facile à comprendre les gens en anglais !) et met en règles tous mes papiers. Ca y est : j’ai mon permis de travail (ou Work Permit, au choix) !

Maintenant, il est temps d’aller récupérer mes valises : me voici donc devant un immense tapis roulant en cercle. La plupart des gens ont déjà récupéré leurs valises donc il n’est pas bien difficile de trouver mon gros sac bleu… Oui mais qu’en est-il de mon sac randonneur… Aucune trace de lui… Le tapis roulant fait 2-3 tours et tjrs pas en vue…

 

Oh non ! Pourvu qu’il ne se soit pas perdu ! Et pourtant, ça me parait mal barré pour qu’il en soit autrement ! Je demande aux gens de l’aéroport… Nan, aucune trace de mon sac et il ne peut être ailleurs que sur ce tapis roulant !

?!?

 

Gros moment de solitude…

 

Le grand départ – Partie 3

 

Je longe encore une fois ce p***** de tapis roulant sans espoir quand soudain, un des mecs de l’aéroport m’appelle et me montre un truc : « Is that your luggage? ». Yeahhhhhhhh, victoire ! C bien mon sac de randonneur : ce con était tombé de l’autre côté du tapis roulant alors forcement, il restait invisible ! Ouf ! Soulagé !

Bon, il reste plus qu’à quitter l’aéroport. J’arrive dans le hall où je vois plein de gens avec des écriteaux avec des noms de personnes inscrits… Et là, je découvre à ma grande surprise mon nom et prénom sur une des pancartes !!!! ?!? Mais non, bien sûr que non ! Qui pourrait m’attendre dans cette ville où je connais personne ! Cela dit, ça m’aurait mis sur le cul si ça avait été le cas !

 

J’arrive pour prendre une navette quand je réalise qu’il serait bon de transformer quelques traveler chèques en cash. Une personne fort aimable au comptoir des « travelers quelque chose » me renseigne et me dit qu’au lieu de prendre la navette à $16 pour aller dans le centre ville de Toronto (le « DownTown », il vaut mieux prendre un ticket de bus qui fera aussi l’affaire pour le métro : tout ça pour aller au même endroit et pour … $2,75 !!!! Ah ben merci, c gentil de m’avoir évité l’arnaque ! Et au passage, le mec me dit où trouver mon auberge sur un plan de la ville qu’il me donne par la suite ! Vraiment sympa !

J’arrive au bus, après avoir récupéré un peu de cash, je donne $10 au chauffeur pour un ticket et 1er vent : il me dit un truc incompréhensible. En gros, je dois lui donner l’appoint car il rend pas la monnaie. Il est bien brave mais je fais comment moi quand je sors tout juste de l’aéroport ? En fait, si j’ai pas compris ce qu’il disait, c’est parce que je cherchais une explication alors qu’il me disait tout simplement qu’il me faisait cadeau du voyage !!!! Vraiment sympa (bis) !

 

Le trajet en bus se fait rapidement. J’enchaîne ensuite avec le métro mais les indications ne sont pas très claires : au lieu de prendre une correspondance de métro, je me plante et je prends un tramway qui ressemble à un petit métro souterrain (comment je peux deviner moi que c pas un métro hein ?). Me voici dans ce tramway (ça ressemble à un autocar sur rail) où aucune station ne porte de nom !!!! Et je fais comment pour savoir où je m’arrête ? Bon, puisque c’est comme ça, je descend et repars en sens inverse jusqu’au métro que j’ai abandonné.

 

Et là, en descendant, je m’aperçois que je suis arrivé plus près de mon auberge que si j’avais continué en métro ! Coool. Y’a plus qu’à finir à pied.

Mais autre surprise de taille : le coin ne parait pas du tout canadien… Y’a des chinois partout, tout est écrit en chinois et tout le monde parle plus chinois qu’anglais ! Ouh là, je me serais pas trompé de pays par hasard ???? Ben non, il se trouve que mon auberge de jeunesse est située en plein dans ChinaTown ! C’est vraiment curieux ! Les magasins alternent entre les trucs miteux, les videosclub asiatiques et les supermarchés exclusivement vietnamiens, thaïlandais et chinois !

Hop hop hop, je traverse la rue, je prends la suivante et j’atterris dans la bonne avenue. Me voici maintenant devant l’auberge : une petite maison du style victorien qui change des quartiers chinois. Je rentre : voici Debbie qui arrive et devine immédiatement que je suis Christophe.

Après quelques initiations de discours en anglais, elle me dit de la suivre au 2ème étage où se trouve ma chambre : c’est un dortoir de 6 personnes. Je pose mes affaires, visite les salles de bains, la cuisine, le salon… En fait, je vais passer la 1ère semaine dans une vraie maison partagée par plusieurs personnes comme moi.

 

Je ressors dans la rue pour aller remplir le frigo : c pas tout ça mais j’ai faim maintenant.

Difficile de trouver mon bonheur dans toutes ces rues chinoises… J’opte finalement pour un fastfood (chinois bien sûr) qui m’a l’air plus appétissant que certains trucs glauques où pendent des animaux dépecés le long des vitrines (humm, ça m’a pas l’air d’être de la 1ère fraîcheur tout ça !).

 

Je rentre à l’auberge avec mon petit plat (riz et bœuf à la sauce barbecue). Je rencontre alors Joel (j’avais compris Joe mais finalement, c Joel), mon partenaire de chambrée. C’est un canadien de Colombie Britannique (vers Vancouver) et il a l’air bien sympathique. En montant dans la chambre, je constate qu’elle s’est bien remplie : nous serons finalement 4 : Joel, Joe, Andy  et moi. On a donc 2 Canadiens anglophones, un Américain et un Frenchi un peu perdu en anglais ! D’ailleurs, je comprends pas tout ce qu’il se dit dans la chambre. Mais j’ai quand même retenu qu’ils bossent tous pour la même boîte mais à des endroits différents. Ils ne se connaissaient pas avant mais sont arrivés y’a 2 semaines pour un stage interne.

 

Je pars manger mon truc chinois dans la cuisine et je rencontre un gars dont j’ai oublié le nom… sympa mais apparemment, ça lui fait chier de répéter ce qu’il dit et il articule pas très bien… Je rencontre ensuite Shannon (Debbie et Sharon gèrent l’auberge avec un certain Anthony).

Je remonte dans ma chambre : je m’apprête à aller me coucher, je suis crevé : il est autour de 20h heure locale mais en France, c’est 2h du mat’ ! Faut pas oublier que je me suis levé à 7h ! Quelques bricoles sur mon pc, un petit tour dans la salle de bain et je vais dire au revoir aux gens en bas (histoire d’être poli et de m’intégrer + facilement) : là, je rencontre alors … euh je sais plus son prénom… une coréenne venue passer quelques jours à Toronto. Je la comprends sans problème ! Cool ! Puis arrive son amie Candy, elle aussi typée asiatique. Après son récit de sa journée, je lui demande si elle aussi, elle est de Corée. Euh non, pas du tout ! Elle est Australienne ! Oups, la boulette ! Elle a dû croire que je la prenais pour une chinoise sous ses airs asiatiques !

 

Allez, je dis bonne nuit à ces jeunes filles, j’explique en anglais que le décalage de 6h, ça fait mal. Et là, je me prends dans la face ceci : en Australie, y’a 14h de décalage et en Korée une dizaine aussi ! C’était pour plaisanter et ça décoince un peu les gens !

 

Arrivée dans mon lit, je m’endors et ne prête presque aucune attention lorsque les 3 autres mecs rentrent de leur soirée pour aller eux aussi se coucher.

 

Fin de la 1ère journée.

Par Chris - Publié dans : Journal de bord
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Intro

Hello tout le monde et bienvenue sur mon blog... Blog sans prétention aucune qui va me permettre de donner des nouvelles de mon trip à Toronto. Enjoy !

BIENTOT LA FIN
26 Avril 2008

Bon, je sais : je suis de plus en plus à la bourre. OK, je suis rentré en France depuis quelques mois déjà... mais que les rares (mais néanmoins fidèles) lecteurs se rassurent : les derniers articles sont presque tous écrits et ça n'est plus qu'une question de temps avant de boucler l'aventure. Quelques péripéties sont encore à l'ordre du jour ! :D


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