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Flames to dust, lovers to friends
Why do all good things 
come to an end
Flames to dust, lovers to friends
Why do all good things 
come to an end
come to an end come to an
Why do all good things 
come to end?
come to an end come to an
Why do all good things 
come to an end?

Nelly Furtado - All good things

nellyFurtado.jpg










Feel the rain on your skin
No one else can feel it for you
Only you can let it in
No one else, no one else
Can speak the words on your lips
Drench yourself in words unspoken
Live your life with arms wide open
Today is where your book begins
The rest is still unwritten


Natasha Bedingfield - Unwritten

Vendredi 21 décembre 2007 5 21 /12 /Déc /2007 02:26


TN-DSC06734.jpg A partir de ce jour, les choses vont tellement s’accélérer jusqu’à mon départ que j’ai de quoi raconter quelque chose presque tous les jours ! A commencer par le 20 et 21 Décembre, deux journées dédiées entièrement à la recherche de cadeaux de Noël. Eh oui, c’est l’époque et je constate que quelque soit l’endroit et la culture, je suis toujours autant à la bourre et loin d’être le seul ! Noël est mardi prochain !


Mais quoi de prévu justement pour Noël ? Nous en parlions entre français depuis plusieurs semaines : comme nous n’avons aucune famille sur ce continent, l’idée est naturellement venue de fêter ce jour si particulier entre nous (après tout, je peux quasiment les considérer comme ma famille lol). Noël est un jour important pour beaucoup (même si, ici, avec le mélange de cultures et de religions de tout horizon, certains se sentent moins concernés) et je veux vraiment faire un repas digne de ceux que j’ai eu l’occasion de manger en France. Pour cela, il va me falloir mettre la main à la pâte. Il va donc naturellement se décider de fêter le soir de Noël chez moi. Mes colocs étant respectivement dans leur famille, ils ne seront pas dérangés. J’ai la maison pour moi tout seul et, maintenant sans travail, la journée du 24 pour cuisiner. Etant donné le voyage à New York qui approche à grand pas (départ le 25 au soir), nous avons préféré fêter le réveillon de Noël plutôt que le jour même. Et concernant les cadeaux ? Comment on fait ? Difficile d’acheter quelque chose pour tous en tenant compte des prochains départs (contrainte de cadeaux pas trop lourds, pas trop volumineux…) et du budget de chacun. L’idée sera donc la suivante : chacun va offrir un unique cadeau à l’un d’entre nous sans que ce dernier sache d’où provient le geste. Un cadeau pour une personne. Et le mystère doit rester entier jusqu’à Noël. Les participants seront : moi, Julien, Cyril, Fabienne, Laurie et Clément (Denise sera en famille et Thibaud a refusé le repas). Le tirage au sort a décidé que je devrai m’occuper du cadeau de Laurie.

Humm, je connais très bien Laurie mais là, j’avoue que je pêche un peu sur ce que je dois acheter. Par ailleurs, je tiens également à offrir quelque chose à Denise, une amie très chère qui va sûrement souffrir de mon départ en Janvier (les autres aussi bien sûr, mais les français seront plus faciles à revoir que les canadiens…).

J’ai donc deux cadeaux à aller acheter en deux jours. J’ai bien une idée pour Denise : celle de pantoufles monstres qu’on trouve facilement en France et que Denise raffole. Quant à Laurie, je n’ai pas vraiment d’idée : il va falloir me balader dans les rues de Toronto et fouiner dans les magasins à la recherche du coup de cœur. Tout seul ? Non. Sandro sera de la partie. Il tient à m’accompagner car il a lui aussi des cadeaux à aller acheter.

C’est parti pour le Eaton Centre, le plus grand centre commercial de Toronto, décoré aux couleurs de Noël et qui s’apprête à vivre un week-end des plus chargés de l’année ! Sandro va donc me conseiller certains magasins concernant les pantoufles mais impossible de trouver ce que je cherche. Après 3-4 magasins, je vais devoir abandonner l’idée. Passons aux cadeaux de Sandro : un pour sa sœur et l’autre pour sa mère. Bah, il ne va pas faire dans l’original en passant par la case « Parfumerie » !

C’est d’ailleurs amusant à quel coin on est différent : absolument tous les parfums que je vais lui faire sentir seront rejetés. Quant aux siens, « Non sans façon, je n’aime pas du tout » ! Heureusement, une vendeuse va venir nous aider et Sandro choisira les parfums qu’il jugent les plus à même de plaire. Après tout, je ne connais pas les goûts de sa famille lol. Une chose est sûre : il est putain de rapide à trouver ses cadeaux lui ! Il a déjà tout fini et je n’ai encore rien trouvé de mon côté !

Nous allons essayer quelques magasins de jouets et de trucs rigolos mais aucun coup de cœur. Je recherche quelque chose de léger et d’amusant tout en étant un minimum pratique et qui, surtout, plaira ! Rien à faire : je ne trouve rien du tout. Partons sur Queen St où j’avais repéré un magasin il y a quelques mois avec Laurie : elle avait adoré toute la vitrine ! Nous marchons donc en direction de Queen St jusqu’à cette boutique. Quelle déception : l’intérieur du magasin est aussi vide et inintéressant que sa vitrine est chargée. Aucun coup de cœur.

Sandro va bien essayer de me donner quelques idées : nous allons d’ailleurs essayer un magasin qui vend des savons originaux : en forme de gâteaux avec des éclats de chocolat, des truc gluants et gélatineux… Rigolos mais je sais pas… Pas sûr que ça marche… Mettons ça de côté au cas où…


Nous continuons notre balade… De ce moment de la journée, je me souviens surtout d’une voiture qui passe rapidement avec une fille qui hurle (et le mot est faible) la vitre ouverte : SANDROOOOOOOOOOOOOOOOO !!!!!!! Héhéhé, il s’agissait d’une collègue de bureau. Elle a le coup d’œil car la rue était vraiment chargée de piétons ! Bon, maintenant, tout le monde autour de nous nous a remarqué, impossible de rester discret à présent. :D

Continuons notre recherche. De toute façon, il me faut un coup de cœur, quelque chose qui fasse tilt. Ensuite, il me faut y réfléchir à tête reposée et revenir pour l’acheter. Je suis incapable d’acheter le bon cadeau sur l’instant comme Sandro. Nous entrons dans une espèce de magasins de T-shirts à customiser. Je trouve des articles assez rigolos… Je ne le sais pas encore mais je vais trouver ici, LE cadeau à acheter à Laurie.

Je m’approche des accessoires pour filles et je trouve cette paire de gants assez rigolote : je les enfile et je me mets à rigoler tout seul : un vrai gamin ! Les moufles ressemblent à un crocodile : vert fluo, deux boutons pour les yeux et de la laine rouge au niveau de la paume pour la gueule. On dirait une marionnette et les gants sont très confortables. Je sais par ailleurs que Laurie n’en a pas et elle me disait, pas plus tard que la semaine précédente, qu’elle en avait besoin. Je montre les gants à Sandro et lui qui était resté assez sérieux jusqu’ici, se met à glisser un petit sourire du coin des lèvres et finalement à rire.

Ce cadeau est magique : il donne envie aux gens de rire juste en voyant cette paire de crocodiles bouger à la place des mains ! Le doute persiste toutefois : est-ce que ça va plaire à Laurie ? Est-ce qu’elle ne va pas trouver ça un peu trop saugrenu ? Sandro qui connaît maintenant Laurie me dit que ça lui plaira sûrement. Bah je décide toutefois de ne pas l’acheter et de continuer ma balade de magasins.

Puis vers la fin de l’aprem, nous retournerons sur Yonge St et tandis que Sandro retournera chez lui, je longerai jusqu’au Nord pour visiter d’autres boutiques. Je vais notamment trouver le cadeau pour Denise dans une petite boutique sur Yonge St : une petite figurine vietnamienne fait d’une seule et unique ficelle : chaque figurine de l’étalage est différente et correspond à un thème précis. Le voleur, la momie, le vampire, l’épouvantail… Je vais acheter le samouraï qui contient un petit texte sur l’amitié et qui correspond bien à ce que Denise doit se souvenir de moi.

Tout ça, c’était le jeudi. Le vendredi, après une bonne nuit de sommeil, je vais me décider à acheter la paire de moufle pour Laurie… plus un pot de Nutella ! Je retrouve Sandro pour passer une fois de plus la fin d’après-midi avec lui. Qu’allons-nous faire ce soir ? Laurie et Fabienne ne veulent pas sortir : elles sont fatiguées. Eh bien, allons à la soirée de Randy comme convenu ! J’explique alors à Sandro que je suis invité par un type que je connais à peine pour sa pendaison de crémaillère avec des gens que je ne connais pas du tout… Ce qui fait qu’il connaîtra autant de personnes que quoi lol.
Il est joueur ce Sandro car il accepte : je lui dis que Julien et Cyril sera là mais ils ne les a jamais rencontrés.

Nous quittons l’appart de Sandro en début de soirée, passons au LCBO pour acheter un peu d’alcool et allons manger vite fait au McDo du coin histoire d’avoir quelque chose dans l’estomac. Puis retour à l’arrêt King St pour continuer à pied jusqu’à l’immeuble de Randy : il nous avait montré où il était situé lorsqu’il était allé chercher de l’alcool avant la soirée dans l’appartement-hangar, deux jours auparavant. Après une bonne petite trotte, nous arrivons devant la porte et Julien descendra pour nous ouvrir. Cyril est également présent ainsi qu’une fille qui prétend travailler au call-centre… Ah ok, euh, ben je ne t’ai jamais vue… (Je comprends qu’elle travaille de nuit donc on passe notre temps à nous croiser). Le plus incroyable, c’est qu’elle sait où j’habite ! « Hein ? Euh, comment tu sais ça toi ? »… Elle me répond alors « Ben, je suis déjà venue chez toi il y a quelques semaines… ». Oh putain, c’est le gros trou noir ! C’est bien la première fois de ma vie qu’une fille me dit qu’elle est venue chez moi sans en avoir le moindre souvenir !!!!!!!!!!!!! C’est limite effrayant ! C’est donc l’heure de la jouer gentleman : « Ahhh ouiiii, c’est vrai pardon ! Héhéhé. » (Bon sang, c’est qui cette fille ? Aucun souvenir d’elle !). Bon, je découvrirai plus tard dans la soirée qu’elle était venue avec David le coréen lors d’une de mes soirées… David est le genre à amener des ami(e)s à lui sans trop demander ni préciser combien il en apporte. Ça surprend au début, ensuite, on ne fait plus trop gaffe… Moi, tellement à droite à gauche, je n’ai pas dû remarquer cette fille.

Nous entrons dans l’appartement qui s’avère relativement chic (l’immeuble est très classe, les loyers doivent être sacrément élevés ici) : une bonne dizaine de personnes est déjà là : autant de filles que de mecs, un peu de toutes les nationalités. On ajoute ainsi un autre français et un italien. Je dis bonjour à David (le coréen) qui se met ensuite à scruter Sandro de plus près… « Hé, je te connais toi ! ».
?!?
Je me demande bien où David aurait pu connaître Sandro car apparemment, les souvenirs ne semblent pas réciproques. « Si si, je me souviens de toi ! Je t’ai vu en photo avec Laurie ! ». Et je comprendrai rapidement que David a dû voir les photos de Laurie de la soirée au Plaza Flamingo du mois dernier. L’effet de surprise était toutefois réussi !

Nous allons commencer à prendre quelques verres et discuter avec un peu tout le monde. Julien et Cyril sont là et nous allons bien rigoler, l’alcool aidant bien sûr. Sandro est relativement à l’aise et je suis rassuré : je savais que j’allais connaître 2-3 amis ici mais lui, ne connaissait personne. Mais c’est le genre de gars social que tout le monde aime. Très vite, il va discuter avec quelques gars dans la cuisine. Parallèlement, je commence à m’inquiéter de la chinoise complètement ivre morte qui vient de s’écrouler sur le sol, complètement endormie. Plusieurs personnes veillent sur elle : je crois qu’elle ne rentrera pas chez elle ce soir : une  bonne nuit de repos dans l’une des chambres lui fera le plus grand bien. La soirée bat son plein et tout le monde a l’air de s’amuser. Randy est toujours occupé à quelque chose et il n’est pas facile de discuter avec lui. Certain(e)s dansent au son de la musique du DJ amateur. L’ambiance est à la déconnade. Même David va nous faire une petite démonstration de ses talents de danseur (ce mec est un ouf ! Un épileptique dansant comme un bioman sous exta !).

Puis, au beau milieu de la nuit, après une très bonne soirée, il se fait l’heure de rentrer chez soi. Je quitte l’appart avec Sandro après avoir remercié Randy (et sans trop savoir si je le reverrai un jour… le départ approchant). Je remarque alors que l’ami italien a bu plus qu’il me semblait. Même s’il ne le montre pas trop et qu’il est assez endurant avec l’alcool, il n’est pas au top de sa forme. Quant à moi, après une période d’euphorie, je me sens parfaitement bien ! Sandro demande à se poser dans ce coffee-shop pour manger un sandwich. Pas de souci : nous y resterons une dizaine de minutes et, au lieu de rentrer à pied comme à l’aller, Sandro vote pour un taxi.

Le taxi nous ramène à son appartement et je sens que je vais devoir dormir chez lui : le pauvre est tellement mal en point ! A peine assis sur son canapé qu’il commence à somnoler. Je me dirige vers la cuisine pour sortir une espèce de bassine : « Tiens Sandro ! C’est vraiment au cas où ! Tu pourras vomir là-dedans si tu te sens mal… ça protègera ta moquette et ton canapé ». Je pose la bassine sur ses genoux et le temps pour moi d’aller pisser dans la salle de bain lui suffira à la remplir : j’éclate alors de rire en voyant ce pauvr’type dans son triste état ! Ahahahah !
Quel porc ! C’est dégueu ! Va falloir que je nettoie ça au plus vite ou sinon, je ne pourrai pas dormir ici ce soir à cause de l’odeur ! Heureusement qu’il a fait ça proprement !

Après nettoyage de la bassine, j’aide Sandro à s’installer sur le canapé qu’il ne sera pas prêt de quitter ce soir, la bassine toujours à ses côtés. Quant à moi, faute de canapé, c’est dans le grand lit King Size que j’aurai le plaisir de dormir ! Ça va changer de mon lit ou plutôt de mon matelas posé au sol !

 

Par Chris - Publié dans : Journal de bord
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Mercredi 19 décembre 2007 3 19 /12 /Déc /2007 16:11

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Attention, aujourd’hui est un grand jour car… ah non mince, STOP ! J’ai oublié de parler du dimanche ! Quel étourdi !

Petit flash-back d’il y a quelques jours : oui, encore une tempête de neige sur Toronto. Elle avait été annoncée par la presse et l’on savait à quoi se préparer. Mais je ne m’attendais pas à ce point-là ! Plus impressionnante que les précédentes qui sont survenues en Novembre-Décembre. C’est très simple : je me lève le dimanche matin et je sais déjà que beaucoup ne pourront pas venir travailler au call-centre : la route devant chez moi n’est pas encore débarrassée de toute cette neige (et pourtant, j’habite dans le DownTown de Toronto !). OK, nous sommes dimanche et moins de gens sont affectés car ils ont leur journée de repos.

Je sors de chez moi et tout est complètement blanc : une couche épaisse de neige (humm, de mémoire je dirais 15cm) recouvre toute la route et les trottoirs. Attention également aux plaques de givre un peu partout. Bref, le voyage jusqu’à la station de métro devient vite périlleux… surtout lorsqu’on est distrait par un si beau paysage. Tout est calme et paisible… Et il ne fait pas si froid que ça…

Je prends mon métro et curieusement, c’est lui qui va être le plus chamboulé par la neige : il y a des passages en extérieur qu’il n’aime pas beaucoup et je comprends vite que je vais arriver au boulot en retard. Après plusieurs interruptions et reprises qui vont tout simplement m’empêcher de somnoler, je vais arriver à la station des bus pour prendre le 95, comme chaque dimanche. Je ne regarde même pas le bus arriver, je monte dedans et j’attends, l’air endormi…

Le bus quitte la station et part sur la droite… Paisiblement, je me dis alors : « Ah merde, d’habitude, il tourne à gauche… Alors là, d’emblée, je me suis complètement planté de bus ! C’est pas cool ça ! »… Ce qui me rassure tout de suite, ce sont les rares autres personnes dans le bus qui, de toute évidence, se posent les mêmes questions que moi… Mais comme je suis joueur, je ne dis rien et patiente pour voir ce qui va se passer : si je me suis trompé de bus, bah tant pis ! C’est pas la mort ! Si c’est le bon (j’étais tout de même au bon arrêt pour l’attendre), c’est bien aussi lol.

Le bus va prendre l’autoroute et je vais constater que toutes les voitures peinent à rouler devant une telle neige. Je vais alors réaliser que le bus que j’ai pris est le bon : il m’emmène finalement au bon endroit mais par un autre chemin et je comprends pourquoi : la route habituelle commence par une putain de montée qui, en temps normal, donne beaucoup de mal au pauvr’ vieux bus de 20-30 ans. Impossible de la franchir avec une pareille météo.

Je descendrai du bus comme chaque dimanche mais en posant le pied sur de la neige qui va s’enfoncer sur 40 cm ! Ah merde, pas vu qu’ici, ça avait été un peu poussé sur les côtés ! Encore 10 min de marche dans la neige… enfin, vu à la vitesse où il faut marcher, ça sera plutôt 20 lol. Je regrette presque ne pas avoir de raquette tellement la neige est abondante ! Je ne peux même pas marcher sur les trottoirs tellement c’est impraticable ! Il me faut rester sur la route et faire attention aux rares voitures qui auront l’audace de passer, inconscientes du danger des routes non nettoyées.

J’arriverai enfin sain et sauf au call-centre et y resterai jusqu’au soir, 19h. Pendant ce temps, Denise apprendra que les taxis ont aujourd’hui environ 1h de retard : elle qui ne voulait pas que sa mère se déplace pour venir la chercher, c’est raté. Il va falloir qu’elle teste les bus. A l’heure de rentrer chez soi, je suis alors partagé entre raccompagner Denise ou Laurie jusqu’au bus. Elles sont chiantes ces filles à ne pas partir dans la même direction lol. Denise m’assure que ça ira pour elle et qu’elle n’a « que » 10 min de marche dans la neige en pleine nuit… Mouais, je suis pas trop rassuré. De toute façon, il me faut faire un choix : je rentre donc avec Laurie qui a autant de route à faire sous les mêmes conditions. Nous allons rester sur la voie pour voitures jusqu’au bout et je prendrai quelques photos nocturnes de ce paysage blanc.

Pour l’anecdote, une heure avant de finir ma journée, j’ai assisté à la scène suivante (d’avance, oui je sais, c’est cruel et méchant de ma part mais j’y peux rien, de vieux instincts…) : pendant ma pause, je suis dans le couloir et je vois une femme très gentille mais un peu bizarre quitter le call-centre. Elle ferme la porte et commence à marcher dans la neige jusqu’à la route. Là, un gars l’attend prêt à monter dans une voiture de l’autre côté de la chaussée. Cette femme est de corpulence assez importante et elle a du mal à traverser la route avec toute cette neige… Quand soudain, c’est la cata ! C’est arrivé tellement vite ! Je me retourne et je la vois complètement couchée dans la neige, enfoncée dans 20-30 cm et incapable de se relever. Je serais intervenu si le gars ne s’était pas jeté sur elle pour lui venir en aide. A lui seul, il réussit à l’extraire de la neige. De mon côté, j’étais à la limite d’exploser de rire. Je sais, c’est pas bien, je sais, c’est cruel mais c’était plus fort que moi : il a été très difficile de me retenir. On aurait dit un sketch de Laurel et Hardy ! Le genre de chute « à la peau de banane ».

Bon et sinon, je commençais mon article par : « Attention, aujourd’hui est un grand jour ». Eh oui car, mercredi 19 Décembre est mon dernier jour de boulot au call-centre !  Certaines personnes s’en souviennent très bien (notamment les Frenchies) et je sens planer une réelle tristesse dans les yeux de certains…

Les appels de la journée se passeront globalement bien. Je rigole doucement en pensant à ce que je dis aux clients : « Bon, ok, je m’occupe de ça mais rappelez-nous dans 5 jours ouvrables pour avoir une mise à jour de votre dossier et pour être sûr que c’est bon cette fois ! ». Et le meilleur : lorsque le client est un con fini en colère : « Grrrr, DONNEZ-MOI VOTRE NOM ! ». « Mais bien sûr, Monsieur, c’est Chris ! Non, Chris ! NON CHRIS ! NON, C-H-R-I-S ! ». Oh putain quel boulet ! Il va être content ce con quand il va vouloir me reparler la semaine prochaine ! Héhéhé.

J’aurais aussi pu faire des blagues ou même insulter les clients les plus cons mais ma conscience m’aurait torturé lol.

Je vais même tomber sur des collègues de bureau qui ignorent complètement mon départ : Dawn par exemple. Une charmante femme : une sorte de Whoopy Golberg (plus jeune) très amusante qui ne comprend rien à ce que je lui dis quand je lui parle de « dernier jour ». Je lui annonce qu’en effet, aujourd’hui est mon dernier jour. Héhéhé, elle ne me croit pas : « Non non non Chris, tu dis n’importe quoi ! ». C’est fou ça : j’avais déjà remarqué ça en France : les gens ne me prennent jamais au sérieux et pensent que je plaisante tout le temps lol. C’est amusant quand je plaisante en effet mais ça l’est encore plus quand je ne plaisante pas ! Je réponds à Dawn avec le sourire : « OK, faisons un test : regarde si je me pointe lundi prochain et si je ne suis pas là, alors ça voudra peut-être dire que j’étais sérieux ! Dans le doute, laisse moi prendre une photo avec toi ! ». Dawn ne veut toujours pas me croire ! On va rester 5 min à se renvoyer la balle et je n’arrive toujours pas à la convaincre. Finalement, Neil, un formateur, viendra nous interrompre et Dawn le croira immédiatement quand elle entendra de sa voix que je quitte le job aujourd’hui. Là, je peux alors lire la surprise mélangée à la tristesse sur son visage. La pauvr’ Dawn. Je ne voulais pas d’un choc aussi violent !

Je termine finalement  ma journée : il est 17h, je raccroche mon appel Rogers par une bonne nouvelle pour le client qui, heureux, me souhaite une bonne fin de journée. J’avais envie de lui crier : « Monsieur, vous êtes mon dernier client ! Adieu ! » Héhéhé. A la place, je range mon casque et mon classeur et commence à faire une série d’au revoir aux gens autour de moi. J’en profite aussi pour prendre tout plein de photos et pour récupérer les adresses emails.

Tout n’était pas toujours rose dans ce call-centre, notamment en interne. Certaines personnes m’ont fait des coups de pute dans le dos, d’autres étaient simplement désagréables ou faux cul au quotidien, d’autres très gentilles mais paradoxalement très effrayantes, d’autres indifférents.
Mais une certaine quantité de personnes ont marqué positivement cette expérience (et peu importe les autres, ce sont finalement eux qui comptent) et je me sens un peu triste à mon tour de m’imaginer qu’il s’agit probablement de la dernière fois que je les vois. Je vais faire mon petit tour d’au revoir et, au bout d’une heure, quitter le call-centre… Pour de bon ? En fait non ! J’ai promis de revenir juste avant mon retour en France pour redire au revoir… mais également pour récupérer mon dernier chèque de paye et une lettre de référence.

Je sors de l’immeuble et attends mon bus pour retourner dans le DownTown… Bah, je n’aimais pas vraiment ce job dans le sens où prendre des appels pendant des mois n’a rien de vraiment épanouissant… Mais c’est grâce à lui que j’ai eu la flexibilité de voyager durant cette année et surtout, c’est par l’intermédiaire de ce job que j’ai rencontré la plupart des personnes qui sont devenues par la suite mes amis les plus chers de Toronto : Julien, Laurie, Fabienne, Ludivine, Julien (Pépé), Raphaël, Denise (et j’en passe)… Ne crachons donc pas dans la soupe !
Et le fait d’aller travailler avec ses amis tous les jours, eh bien, quelque soit la mauvaise humeur ou les mésaventures de la journée, loin de sa famille et de ses racines, ça a quelque chose de très rassurant et de très appréciable. Je ne sais pas si beaucoup de français qui expérimentent le même genre de voyage au Canada avec le même visa peuvent en dire autant.

Et puis, ce qui reste le plus amusant dans ce départ, c’est le face à face avec Laurie à 18h : au lieu de lui dire solennellement « Bon, ben, adieu, à un de ces jours, ravi d’avoir travaillé avec toi ! » comme avec certains, avec elle, ça sera plutôt en toute légèreté : « Bon euh, à quelle heure ce soir le resto ? Et on se donne RDV où exactement ? ». Héhéhé, J’ADORE ! Une façon de dire au destin : « quand y’en a plus, y’en a encore ! ».

Humm, belle transition puisque effectivement, ce soir, c’est restaurant entre nous : soi-disant pour fêter mon départ du call-centre mais davantage pour se trouver un prétexte de bien manger. Nous décidons donc d’essayer le « Old Spaghetti Factory ». Humm, ça me dit bien ! En plus, je sais très bien où c’est : tout proche du Bier Market, le bar où j’allais avec mes anciens colocs. Le RDV est à 19h30 à Yonge et Bloor, devant le Shoppers Drugmart. Arriveront dans le désordre : Laurie, Fabiene, Denise, Julien, Cyril, David le coréen et 2 amis à lui (Mike et sa copine). J’aurais bien proposé à Sandro de venir mais il était déjà pris ce soir-là. Nous reprenons alors le métro jusqu’à King Station (inutile de raconter la mésaventure de Mike et sa copine, les deux seuls à ne pas faire comme tout le monde et à ne pas monter dans le métro à temps… Quelle galère quand on n’a pas de téléphone pour se retrouver !).

David et moi guidons la petite troupe jusqu’au restaurant et entrons : c’est un lieu très  convivial et à la décoration très attractive : de nombreux fauteuils, une cheminée, des décorations de Noël, des vitraux et d’immenses meubles en bois un peu de partout. Certains clients peuvent même manger dans des espèces de petites chapelles en bois ouvertes. Avec une lumière chaleureuse, le ton est donné ! Le repas s’avère très bon par ailleurs : hummm, les fameux cannellonis ! La dernière fois que j’en avais mangés, c’était ceux de ma grand-mère lol ! Puis, au milieu du repas, David nous annonce qu’un de ses amis va venir nous rejoindre après le dessert pour nous proposer une soirée chez des « amis »… ainsi qu’une autre soirée chez lui ce vendredi. Euh, connaissant David, certains de ses amis sont parfois un peu bizarres : on va dire pour faire simple que j’ai parfois du mal à comprendre la culture asiatique. Par ailleurs, suite à cette proposition, les « OK, allons-y » sont vraiment timides à notre table.

A la fin du repas, nous rencontrons alors l’ami de David, Randy. Il n’est pas du tout asiatique… complètement hispanique d’ailleurs lol ! Aucun rapport ! A première vue, il a l’air complètement normal, sympathique même ! Le genre équilibré et bien éduqué (je dis ça car on voit vraiment de tout sur Toronto !). On accepte finalement de le suivre pour une soirée chez ses amis (enfin, on perd quand même Mike et sa copine au passage). Je rappelle qu’on ne connaît pas du tout Randy et qu’on va débarquer à 7 chez des amis à lui et les mains vides bien entendu !

Il nous faut marcher un bon petit moment vers l’Est du DownTown, proche de Parliament St. Randy souhaite récupérer des bouteilles chez lui : nous l’accompagnons donc jusqu’à son immeuble haut standing puis nous reprenons notre marche à pied vers le Nord. Je ne connais pas beaucoup ce coin de Toronto : c’est pourtant très joli : c’est la zone industrielle des années 1900. Tout a été réaménagé en bureaux et appartements mais l’extérieur des immeubles en brique donne un cachet original aux lieux.

Nous débarquons dans une espèce d’immeuble chelou : le genre de truc « ancienne usine propre » mais d’après mes références cinématographiques américaines, c’est ce genre d’endroit où les flics débarquent dans les couloirs pour arrêter des dealers ou autres… La population semble uniquement faite de jeunes de notre âge. Les couloirs sont longs et les murs, parfois, de simples planches en bois neuf… Vraiment curieux. Puis, une fille nous accueille sur le palier d’un appartement et nous propose d’entrer. Wouah, quel étrange endroit : c’est un appartement immense… Enfin… rectification : l’immeuble est une ancienne usine réaménagée en logements. De nombreux vestiges de l’ère industrielle sont encore largement visibles : les grands espaces sans cloisons, les énormes poutres, des grandes fenêtres faites de petits carreaux, les murs de béton nus, des trucs en métal un peu de partout. Mais contrairement à ceux qu’on pourrait croire, les habitants ont su décorer les lieux avec goût pour donner une sensation de bien-être : de grands canapés, des tables « design » et même un vrai distributeur de Pepsi… qui distribue des bières lol !

Les instruments de musique au fond de la salle de séjour ainsi que certaines affiches montrent clairement que les locataires sont des étudiants en art, des artistes ou des gens un peu bohème : on se sent bien ici. C’est un lieu très agréable et propre à la communication avec les inconnus arrivés avant nous à la soirée. On boit, on grignote et on échange quelques mots. Puis lorsque Denise, Fabienne et Laurie vont décider de partir, une heure ou deux plus tard, je décide de les accompagner. Autant parce que je commence à fatiguer, autant parce que 3 filles qui marchent seules dans la nuit dans ce coin de la ville (on n’est pas très loin du Cabbagetown… pas très fréquentable le soir avec ses putes et ses dealers !) ne me rassure pas du tout !

Je rentre avec les filles jusqu’à la lointaine station de métro King St (bien 15-20 min de marche de nuit à esquiver la neige qui commence doucement à fondre) et irai me coucher tout seul comme un grand chez moi. Avant de quitter les lieux de la soirée, je n’ai pas oublié de remercier Randy qui a bien insisté pour qu’on vienne à sa soirée de vendredi ! Etant donné sa sympathie, je lui dis banco ! ;)

Par Chris - Publié dans : Journal de bord
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Vendredi 14 décembre 2007 5 14 /12 /Déc /2007 01:26

Je pense qu’il est préférable de regrouper plusieurs jours en un seul article alors c’est parti ! De toute façon, c’est moi qui décide et c’est vous qui lisez, na ! ;D
 

14 Décembre : TN-DSC06653.jpg

Comme j’en ai parlé précédemment, ce matin, à 12H, j’ai RDV au consulat pour retirer mon nom des listes des français expatriés sur Toronto. J’arrive au consulat avec un tout petit peu d’avance, juste ce qu’il faut. Une femme me reçoit et l’entretien ne prendra pas plus de 10 min. Le temps pour elle de poser quelques questions, d’imprimer un bout de papier et de le signer. Ayé, une bonne chose de faite !

Après un moment passé à la gym, une nouvelle mission m’attend : demain soir a lieu l’anniversaire de Chris W, un ami de travail. C’est un gars très cool qui a grandi à Ottawa et qui parle français. Nous avons sympathisé très vite, il y a des mois de cela, et avons déjà eu l’occasion de faire quelques soirées extra call-centre.
Tout le groupe de français est bien entendu invité. Il me faut maintenant trouver un joli cadeau à lui offrir. J’ai déjà ma petite idée et en allant me balader dans les librairies de Toronto (« Indigo » par exemple), je vais trouver exactement ce que je recherche : un livre pour apprendre à dessiner des super-héros de comics. Chris W adore dessiner mais n’en fait pas trop étalage et je suis sûr que personne ne pensera à ce genre de cadeau ! Et je suis aussi sûr que ça va lui faire plaisir !

La journée va passer très vite encore une fois. Puis, comme la veille, je vais aller boire le café chez Sandro en fin d’après-midi. Ce dernier va alors me proposer de jouer à la Playstation 2 qu’il vient de récupérer par un de ses amis. Bon, en fait, on a déjà commencé à y jouer, il y a quelques jours de cela. Ça faisait un bon moment que je n’y avais pas touché ! On avait testé quelques jeux mais à cause d’un problème de carte mémoire, impossible de sauvegarder quoi que ce soit ! J’avais réparé le problème il y a deux jours et nous revoilà en train de jouer à l’un des nombreux jeux que Sandro a récupérés. Nous commençons à jouer aux alentours de 18h-18h30.

Puis au bout d’un moment, les yeux complètement fatigués, je dis à Sandro : « Bon écoute, je suis mort de fatigue. Il est déjà… OH MERDE ! Il est 0h30 ! Ça fait 6 heures qu’on joue non stop et sans manger ! Quels geeks ! ». Je comprends maintenant pourquoi j’ai mal aux yeux lol. Il faut vraiment que je fasse attention aux jeux sur console : ça peut devenir chez moi une véritable drogue ! ;)

Il y a deux jours, on avait arrêté de jouer à 2h du matin, soit une demi-heure après le dernier métro et Sandro m’avait proposé de dormir chez lui. Cette fois-ci, il est encore temps de le choper pour rentrer chez moi !

Cette histoire de jeux vidéo n’était peut-être pas très intéressante mais je la trouvais suffisamment amusante pour la faire figurer dans le blog. ^^

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15 Décembre : TN-DSC06645.jpg

Allez, je commence ma dernière semaine de boulot en ce samedi 15 Décembre. Heureusement, la journée sera assez calme et le soir arrivera vite : là, il va falloir se préparer pour l’anniversaire de Chris W qui aura lieu dans une boîte assez select appelée « This is London ». Je ne connais pas du tout mais il est encore temps de découvrir plein de choses sur Toronto !

Une fois n’est pas coutume, la première partie de soirée se déroulera chez moi : mes colocs ne font aucune apparition et à peine le temps de manger rapidement que mes potes arrivent pour l’apéro. Alors ma mémoire me fait malheureusement un peu défaut concernant cette partie de la soirée : je me souviens d’attendre l’appel de Chris W : il m’a dit qu’il serait en boîte à 22h mais par prudence, il va m’appeler pour me dire quand il part de chez lui. A 22h30, sans nouvelle de lui, je lui passe un coup de fil et il me dit qu’il est toujours chez lui à attendre quelques amis. Il me rappellera comme prévu pour partir en boîte. J’avoue qu’avec la neige et le froid, je n’ai pas trop envie d’attendre dehors donc je suis plutôt partant pour cette idée.

Julien, Cyril, Laurie et Fabienne sont arrivés depuis un bon moment à la maison, on boit quelques coups mais toujours pas de nouvelles de Chris W. A 23h30, nous décidons de quitter la maison et d’aller en boite sans lui. Après tout, s’il est déjà là-bas (pourquoi ne m’a-t-il pas rappelé ???), c’est cool. Sinon, euh bah je vais me trimbaler son cadeau de Noël toute la soirée pour rien lol. Nous quittons la maison et prenons le streetcar à Spadina Station jusqu’à Richmond St et continuons à pied jusqu’au club. Julien et Cyril nous emmènent dans une petite rue très étroite et déserte : un vrai coupe-gorge moyennement éclairé et entre la neige et la brume de la nuit, l’ambiance est assurée !!!! Un raccourci comme ils disent ! Je ne préfèrerai pas traîner ici tout seul la nuit !

Et au détour de l’angle de la rue, une foule fait la queue pour entrer dans l’immeuble : il s’agit du fameux « This is London ». Comment les filles peuvent être aussi dénudées par un froid pareil ??? Moi qui porte mes gants, mon bonnet, mon écharpe et ma grosse veste d’hiver, elles n’ont pas froid aux yeux du tout avec leur toute petite jupe, leur talons hauts et une pauvr’ veste de demi-saison !

Nous commençons la queue pour la guest-list : là, une femme nous arrête tout de suite et nous demande si on apparaît dans la liste : « Oui, nous sommes là sous l’invitation de Chris W ». La femme regarde, acquiesce et nous fait signe d’avancer. Je lui demande au passage si Chris est déjà arrivé et elle me dit « Oui ». Bah alors là, je ne comprends plus rien !

Nous entrons dans ce club, posons nos vestes au vestiaire et j’en profite pour appeler rapidement  Denise (enfin rétablie de toutes ses bronchites, angines, rhumes et tout le reste !) pour lui confirmer notre venue : elle n’attendait que mon signal pour nous rejoindre avec son amie Nicole.

Ça y est : il est temps de rentrer dans la salle principale : ouah, c’est vraiment magnifique. Encore une fois, ce club est différent des précédents que j’ai pu expérimentés sur Toronto. Je sais bien que j’écris ça après chaque club découvert mais c’est vraiment ce que je ressens. Chaque boîte a son propre style : la salle fait très classe avec ses allures de chalet du luxe. Sans compter les décorations de Noël qui donnent une touche davantage festive mais également chaleureuse à ces lieux. Bien entendu, le club est blindé et il est assez difficile de vagabonder à notre guise. Puis, après 5-10 min de recherche jusque là infructueuse, voilà que je tombe nez à nez sur Chris W ! « Hé, bon anniversaire Chris !!!! ». Chris est embarrassé et commence à présenter ses excuses au sujet du coup de fil raté : il a malheureusement oublié son téléphone chez lui et s’en est rendu compte que trop tard. Il lui était impossible de nous appeler pour nous dire qu’il était sur le chemin du DownTown. Autant, venant de la personne lambda, je n’y croirais peut-être pas, mais venant de Chris, je n’ai aucun mal à le croire. Le pauvre, il a l’air tellement gêné. Je lui dis que c’est vraiment pas grave et lui tends son cadeau d’anniversaire. Hummm, à la vue de sa surprise, j’ai l’impression que seuls les français ont pensé à offrir quelque chose… Je ne sais pas.

Mais maintenant place à la fête ! Chris nous emmène dans le carré VIP. Je regarde le gorille qui sert de videur : pauvr’ type ! Je suis passé à côté de toi y’a 5 minutes et je t’ai demandé si par hasard, y’avait une table au nom de Chris W et tu m’as dit non. Quel connard ! Et tu vois, ça ne m’empêche pas de passer sous ton nez maintenant !

Nous allons également tomber sur quelques autres amis de travail dont David, le coréen. Après un petit moment dans la salle VIP, je sens subitement l’envie de danser : elle m’appelle ! J’ai découvert que j’aime beaucoup la musique depuis que je suis rentré dans ces lieux : j’entends des remix qui me plaisent et de la musique house comme je l’aime héhéhé.

Ni une, ni deux, hop, me voilà sur la piste archi-blindée et les autres me rejoindront rapidement. C’est parti pour plusieurs heures de folie, de photos et de délire. Difficile d’être plus explicite ou plus excitant : la soirée s’est vraiment bien passée : sûrement l’une des meilleures sorties en boîte de l’année. Mais sans rebondissement suffisant pour apporter du croustillant à ce blog (désolé José…). On va donc s’arrêter au « ils vécurent heureux et eurent… » oups non pardon, c’est pas la bonne fin ! Disons plutôt : « et ils rentrèrent sagement et tardivement chez eux à pied puis par le bus de nuit et dormirent à poings fermés ».

Par Chris - Publié dans : Journal de bord
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Jeudi 13 décembre 2007 4 13 /12 /Déc /2007 01:05
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Aujourd’hui, c’est jeudi, le début de mon WE… et il ne me reste plus qu’une semaine de travail ! Début du WE d’accord, mais tellement de choses à faire ! Il me faut réfléchir à toutes les formalités que je dois effectuer avant mon départ en Janvier. L’échéance approche très vite !

Tout d’abord, s’occuper du consulat : j’y étais allé en début de séjour début Février (oh putain, déjà ??? Comme ça passe vite !) pour m’enregistrer sur les listes des français expatriés. Je pense qu’il serait bon d’y retourner pour leur signaler mon départ prochain. Ainsi, première étape de ma journée : aller au consulat, sur Yonge & Bloor St : hop, j’arrive dans l’immeuble, puis dans l’ascenseur, étage 22 et me voici dans la salle d’attente. Là, je commence à discuter avec une femme très sympathique derrière l’épaisse vitre (blindée ?) qui nous sépare. Elle me dit alors que je dois prendre RDV pour ce genre de démarche et elle m’inscrit pour le lendemain 12h. Parfait : à demain !

Après le consulat, il est temps d’aller au club de gym : cette fois-ci pas pour un peu d’exercice mais pour annuler mon contrat à partir de Janvier. J’ai signé un contrat de 9 mois mais on m’avait prévenu qu’un départ à l’étranger était suffisant pour le résilier prématurément. Le problème, c’est que ça n’était pas indiqué noir sur blanc sur le contrat ! J’y étais donc retourné quelques jours après mon inscription pour demander au manager du club de me rajouter cette clause. Il l’avait écrite, signée et datée et moi, j’étais tout content. On ne sait jamais ici : il y a trop de risque de se faire baiser juste parce qu’on écoute les gens et on leur fait confiance. Ouais bah désolé, après un an à Toronto, je me laisse beaucoup moins faire (ce voyage m’aura été bénéfique pour bien des raisons dont celle-ci héhéhé).

Pour preuve, pas plus tard qu’il y a 2 jours, après une heure de sport, j’étais allé voir Eric, le gars qui m’avait fait signé mon contrat. Ce mec est hyper sympa et facile à approcher… Dommage qu’il soit si faux-cul ! Du grand art !
Je m’approche donc de lui et lui explique que je dois résilier mon contrat d’ici la fin du mois : impossibilité de faire autrement car je rentre dans mon pays. J’y rajoute également une petite touche de mélo pour embellir les choses (oui moi aussi je sais jouer les faux-cul avec ces gens héhéhé).
Le mec, tranquille, pas prise de tête, me sort alors : « Ouais, pas d’souci, t’inquiète pas ! Changer de pays permet de résilier sans aucun problème. Tu n’as qu’à venir un ou deux jours avant de partir et on te l’annulera ».

ALERTE ROUGE dans ma tête : non non non, c’est trop bizarre comme principe et je sens que je vais me faire enculer le mois de Janvier et devoir payer $80 dans le vent ! Je ne le sens pas du tout. Je réponds alors : « Ah bon, tu es sûr que ça sera OK si je ne viens que quelques jours avant mon départ… genre fin décembre ? Tu es sûr que ça ne fera pas trop tard ? Il me semblait qu’il fallait un préavis de 15 jours ! ». Eric enchaîne alors immédiatement « Non t’inquiète pas, tu es venu me le dire aujourd’hui et je me souviendrai de toi, je m’en occuperai personnellement ! Reviens fin décembre, c’est parfait ! ». Puis Eric prend congé et retourne s’occuper de diverses choses.

Mouais, j’y crois pas une seconde à son baratin : il me faut relire mon contrat plus attentivement. Et c’est ce que j’ai fait le soir même et c’est la raison de ma venue au club aujourd’hui après le consulat : le contrat confirme bel et bien qu’un préavis d’au moins 2 semaines est impératif et que la résiliation doit être écrite. Aucune résiliation verbale d’aucune forme n’est valide ! J’en étais sûr ! Et ça me paraît normal ! Comment prouver à la fin décembre que j’ai parlé avec Eric si celui-ci retourne sa veste ? Il en serait bien capable pour m’obliger à payer le mois de Janvier pour 4 jours ! Pffff, ça n’est même pas de la stratégie commerciale, c’est du vol ! Ce gars, Eric, qui fait signer des contrats tous les jours sait très bien comment on doit les résilier. Quel connard ! Il a bien voulu m’arnaquer cet enculé !

J’arrive ainsi dans le secrétariat du club qui a temporairement déménagé pour raison de travaux (bref, je vous passerai les détails) et je demande à annuler mon abonnement : un gars que je ne connais pas me reçoit et s’exécute. Il me faudra fournir une copie de mon billet d’avion et le tour est joué : avec mon contrat contenant l’écriture manuscrite du manager, aucune question n’est posée mise à part la raison de ma résiliation… et pis c’est tout ! :)

Voilà, il me reste jusqu’à fin décembre pour profiter du club. De toute façon, je serai suffisamment occupé début janvier pour ne pas remarquer l’absence des séances de gym quotidiennes dans mon emploi du temps. Je quitterai le secrétariat, croiserai le fameux Eric dans les escaliers (il a bien dû comprendre que je n’avais pas confiance en lui car au lieu de revenir à la fin du mois comme convenu, me revoilà deux jours plus tard !) et rentrerai sur le DownTown.

Le reste de la journée ? Un petit café chez Sandro après sa journée de travail et l’achat de mon propre cadeau de Noël ! Bah ouais, je suis comme ça moi ! Vu que je n’ai pas de famille sur Toronto et que je ne sais pas si je recevrai quoi que ce soit, autant prendre les devants et se permettre une petite folie au moins une fois dans l’année (pour info, c’est une jolie chemise).

Quant au soir, j’irai dîner avec Laurie et Fabienne dans un charmant petit resto mexicain au nord de Yonge et Bloor St.

Par Chris - Publié dans : Journal de bord
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Mercredi 12 décembre 2007 3 12 /12 /Déc /2007 00:58
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Bon, je m’étais promis à mon arrivée à Toronto en janvier dernier que je ne quitterai pas le pays sans avoir vu un match de hockey avec les Maple Leafs, l’équipe NHL de la ville. Le problème avec cette équipe, c’est qu’elle est trèèèèès célèbre en dépit de mauvais résultats, les années précédentes. Traduction : ce n’est pas la meilleure équipe mais elle possède de nombreux fans qui n’hésitent pas à acheter une bonne partie des places de la saison dès le premier jour de mise en vente ! Le petit touriste que je suis n’a plus qu’à galérer pour trouver des places et très souvent, il ne reste que les plus chères ($200 la place ! Gloups…).

Hors de question de lâcher $200 pour un « simple » match de hockey ! Tant pis : je crois que je dois renoncer à mon rêve. Mais dans ce cas, à défaut d’aller voir du hockey, je veux retourner voir du basket ! Comme je le disais à mon frère : « Même moi qui je ne suis pas a priori fan de basket, je suis conquis par les matches de la NBA ! ». C’est vraiment un beau spectacle et il y a souvent pas mal d’ambiance. Je n’aurais pas acheté des billets pour la saison complète mais aller voir quelques matches de temps en temps, ça, je dis oui !

La semaine précédente, j’ai pu acheté des billets pour le match « The Raptors VS The Mavericks (Dallas) ». Clément m’avait conseillé ce match étant donné le bon niveau de l’équipe de Dallas. Parallèlement, j’avais demandé à Sandro s’il aimait le basket et il m’avait répondu qu’il n’était pas un fan assidu mais qu’il était partant pour m’accompagner. C’est ainsi qu’à 17h, à la fin de mon shift, je quitte le call-centre pour retourner dans le DownTown. Arrivé à l’Eaton Centre, je découvre que Sandro n’a pas reçu mon texto pour qu’on se retrouve. Merde : il va falloir se donner RDV à Union Station… ce qui est un peu chiant : cette station de métro est également la gare du DownTown et à 18h-18h30, c’est maintenant l’heure de pointe pour les businessmen qui prennent leur train de banlieue pour rentrer chez eux. De plus, avec un tel match de basket, la gare, qui est l’arrêt le plus proche du Air Canada Centre, est blindée de monde.

Humm, pas facile de le retrouver le Sandro ! Surtout quand mon téléphone m’indique « batterie faible » ! On finit par se rejoindre puis nous quittons la gare pour rejoindre l’Air Canada Centre. Tout se déroule exactement comme la dernière fois avec Cyril : nous entrons, validons nos tickets et parcourons les couloirs circulaires à la recherche de nos gradins. Cette fois-ci, les places sont un peu moins bien situées (mais beaucoup moins chères : $30 l’unité ! Rien à voir avec le hockey et ses $200 lol) et nous voilà assez éloignés du terrain, presque au sommet des gradins, juste devant la fanfare officielle des Raptors. Nous arrivons presque à temps car très vite, le match commence. Là encore, j’ai pu acheter quelque chose à manger (traduction : de la malbouffe, merci les hamburgers du Harveys héhéhé) et le savourer durant le match. Bah dis donc ! Clément m’avait dit que les Raptors allaient se prendre une branlée car les Mavericks sont vraiment très bons mais pour l’instant, c’est plutôt le contraire ! Ils n’arrêtent pas de tomber ou de jouer comme des manches !

Pendant ce temps, je remarque que quelque chose ne va pas chez Sandro : il ne parle pas beaucoup, semble faire la gueule et n’arrête pas de remuer nerveusement ses jambes. « Euuuuh, un problème Sandro ? ». Et là, c’est le drame : je découvre qu’il est assez sensible au vertige ! Même si on est seulement assis dans des tribunes, le fait de baisser la tête vers le terrain et, au passage, d’avoir une vue de tous les spectateurs en contrebas, ça le travaille ! J’avoue que j’avais complètement oublié de lui dire à l’avance où nous serions situés héhéhé. A part cela, le match se déroulera très bien et au bout des 4 quarts temps, on réalisera difficilement que c’est déjà la fin (enfin, sauf Sandro, pressé de se rapprocher du niveau de la mer).

Nous quitterons le stade péniblement (évidemment car tout le monde essaye de sortir en même temps) et rejoindrons l’appart de Sandro pour le reste de la soirée. 
Ah au passage, j’allais oublier de préciser que ce sont les Raptors qui ont gagné !!! Yeahhhhh !

Par Chris - Publié dans : Journal de bord
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Intro

Hello tout le monde et bienvenue sur mon blog... Blog sans prétention aucune qui va me permettre de donner des nouvelles de mon trip à Toronto. Enjoy !

BIENTOT LA FIN
26 Avril 2008

Bon, je sais : je suis de plus en plus à la bourre. OK, je suis rentré en France depuis quelques mois déjà... mais que les rares (mais néanmoins fidèles) lecteurs se rassurent : les derniers articles sont presque tous écrits et ça n'est plus qu'une question de temps avant de boucler l'aventure. Quelques péripéties sont encore à l'ordre du jour ! :D


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